Sharp

Some want to know,

Others don’t.

If I tell him,

Will he make a scandal out of me?

If I don’t tell him,

His wife will have to manage it.

No, psychiatrists are not interchangeable!

To support them

In their efforts, to

Be patient.

Medications need a long time to take effect.

Trust and tact

For the patient to agree to take the medication, or to go to the hospital.

What about CRISPR_Cas9?

And Professor Zhong’s team!

Will they throw a pool ball into emotional illnesses?

Or will the ball fall into the yogurt?

                                                                                                                                                                           Aurianne Or


Robot vehicles blindly programmed to preserve the selfish molecules known as genes: https://aurianneor.tumblr.com/post/183115823585/robot-vehicles-blindly-programmed-to-preserve-the

The Pill Umbrella: https://aurianneor.tumblr.com/post/171519511590/the-pill-umbrella-drug-research-went-from-the  / Le parapluie à cachetons: https://aurianneor.tumblr.com/post/172554474600/le-parapluie-à-cachetons-la-recherche-sur-les

L’oeuf mystère d’Instagram a révélé son secret après le SuperBowl : https://www.huffingtonpost.fr/2019/02/04/loeuf-mystere-dinstagram-a-revele-son-secret_a_23660651/?ncid=other_twitter_cooo9wqtham&utm_campaign=share_twitter

Soins: https://aurianneor.tumblr.com/post/183111387120/soins-of-course-it-is-happening-inside-your

Prangins: https://aurianneor.tumblr.com/post/183091742630/prangins-quand-hergé-a-dessiné-cette-bâtisse

Gris: https://tmblr.co/ZprwNe2e-fKo6

Scared: https://aurianneor.tumblr.com/post/158921847771/scared

Robert Sapolsky on Depression: https://aurianneor.tumblr.com/post/174143784840/stanfords-sapolsky-on-depression-in-us-full

Do help Mrs Dalloway: https://aurianneor.tumblr.com/post/169114695450/do-help-mrs-dalloway-mrs-dalloway-virginia

Tu peux ouvrir les yeux maintenant: https://aurianneor.tumblr.com/post/158351101260/tu-peux-ouvrir-les-yeux-maintenant-ce

Vision au réveil après un cauchemar: https://aurianneor.tumblr.com/post/158387391400/vision-au-réveil-après-un-cauchemar-ce

J’ai dix ans et je sais que je suis différent: https://aurianneor.tumblr.com/post/159005802757/jai-dix-ans-et-je-sais-que-je-suis-différent

An autistic savant artist: https://aurianneor.tumblr.com/post/172887218180/stephenwiltshire-an-autistic-savant-who-has-found 

Un autiste savant artiste: https://aurianneor.tumblr.com/post/172887348930/stephenwiltshire-un-savant-autiste-qui-a-trouvé

J’ai trouvé ma place: https://aurianneor.tumblr.com/post/172236407055/jai-trouvé-ma-place

Tous pareils, tous différents: https://aurianneor.tumblr.com/post/172765234270/tous-pareils-tous-différents

Only attitude matters: https://aurianneor.tumblr.com/post/175845619280/sport-only-attitude-matters-discrimination-of

Le parapluie à cachetons: https://aurianneor.tumblr.com/post/172554474600/le-parapluie-à-cachetons-la-recherche-sur-les

J’ai dix ans et je sais que je suis différent: https://aurianneor.tumblr.com/post/159005802757/jai-dix-ans-et-je-sais-que-je-suis-différent

How to biohack your cells to fight cancer – Greg Foot https://youtu.be/Mt5C5fhuU_0 via @YouTube 

Trancher

Certains veulent savoir,
D’autres ne veulent pas.

Si je lui dis,
Va-t-il me faire un scandale ?

Si je ne lui dis pas,
C’est sa femme qui devra le gérer.

Non, les psychiatres ne sont pas interchangeables !Il faut bien connaître les patients
Pour bien les accompagner à
Patienter.
Les médicaments, ça fait longtemps à faire effet.

Confiance et tact

Pour que le patient accepte de prendre les médicaments, ou d’aller à l’hôpital.

Et CRISPR_Cas9 ?
Et l’équipe du professeur Zhong !

Vont-ils jeter une boule de billard dans les maladies affectives ?
Ou la boule va-t-elle tomber dans le yaourt ?

Aurianne Or


L’oeuf mystère d’Instagram a révélé son secret après le SuperBowl : https://www.huffingtonpost.fr/2019/02/04/loeuf-mystere-dinstagram-a-revele-son-secret_a_23660651/?ncid=other_twitter_cooo9wqtham&utm_campaign=share_twitter

How to biohack your cells to fight cancer – Greg Foot https://youtu.be/Mt5C5fhuU_0 via @YouTube

Marche à l’ombre

Quand l’ baba cool cradoque
Est sorti d’ son bus VolksWagen
Qu’il avait garé comme une loque
Devant mon rad’
J’ai dit à Bob qu’était au flip
Viens voir le mariole qui s’ ramène
Vise la dégaine
Quelle rigolade
Patchoulli patogasses
Le Guide du Routard dans la poche
Aré Krishna à mort
Cheveux au henné
Oreilles percées
Tu vas voir qu’à tous les coups
Y va nous taper cent balles
Pour s’ barrer à Khatmandou
Ou au Népal
Avant qu’il ait pu dire un mot
J’ai chopé l’ mec par le paletot
Et j’ ui ai dit
Toi tu m’ fous les glandes
Pis t’as rien à foutre dans mon monde
Arrache toi d’ là t’es pas d’ ma bande
Casse toi tu pues
Et marche à l’ombre
Une p’tite bourgeoise bécheuse
Maquillée comme un carré d’as
A débarqué dans mon gastos
Un peu plus tard
J’ai dit à Bob qu’était au flipp’
Reluques la tronche à la pouffiasse
Vises la culasse
Et les nibards
Collants léopards homologués chez SPA
Monoï et Challimard
Futal en skaï comme Travolta
Qu’est ce qu’è vient nous frimer la tête
Non mais ess’ croit au Palace
J’ peux pas sacquer les starlettes
Ni les blondasses
Avant qu’elle ait bu son cognac
J’ l’ai chopée par le colback
Et j’ui ai dit
Toi tu m’ fous les glandes
Pis t’as rien à foutre dans mon monde
Arrache toi d’ là t’es pas d’ ma bande
Casse toi tu pues
Et marche à l’ombre
Un p’tit Rocky bargeo
Le genre qui s’est gouré d’ trottoir
Est v’nu jouer les Marlon Brando
Dans mon saloon
J’ai dit à Bob qu’avait fait tilt
Arrête j’ai peur c’est un blouson noir
J’ veux pas d’histoires
Avec ce clown
Derrière ses pauvr’ Raybane
J’ vois pas ses yeux
Et ça m’énerve
Si ça s’ trouve i’ m regarde
Faut qu’il arrête sinon j’ le crève
Non mais qu’est ce que c’est qu’ ce mec
Qui vient user mon comptoir
L’a qu’à r’tourné chez les Grecs
Se faire voir
Avant qu’il ait bu son viandox
J’ l’ai chopé contre l’ juke-box
Et j’ui ai dit
Toi tu m’ fous les glandes
Pis t’as rien à foutre dans mon monde
Arrache toi d’ là t’es pas d’ ma bande
Casse toi tu pues
Et marche à l’ombre
Pis j’ me suis fait un punk
Qu’avait pas oublié d’être moche
Et un intellectuel en Loden genre Nouvel Obs’
Quand Bob a massacré l’ flipper
On n’avait plus une tune en poche
J’ai réfléchis
Et j’ me suis dit
C’est vrai que j’ suis épais
Comme un sandwich SNCF
Et qu’ demain j’ peux tomber
Sur un balaise qui m’ casse la tête
Si c’ mec là me fait la peau
Et que j’ crève la gueule sur l’ comptoir
Si la mort me paye l’apéro
D’un air vicelard
Avant qu’è m’emmène voir la haut
Si y’a du monde dans les bistrots
J’ui dirait
Toi tu m’ fous les glandes
Pis t’as rien à foutre dans mon monde
Arraches toi d’ là t’es pas d’ ma bande
Casse toi tu pues
Et marche à l’ombre
Casse toi tu pues
Et marche à l’ombre
Casse toi tu pues


New-York avec toi

Un jour j’irai à New-York avec toi
Toutes les nuits déconner
Et voir aucun film en entier, ça va d’soi
Avoir la vie partagée, tailladée
Bercés par le ronron de l’air conditionné
Dormir dans un hôtel délaté
Traîner du côté gay et voir leurs corps se serrer
Voir leurs cœurs se vider et saigner
Oui, saigner
Un jour j’irai là-bas
Un jour Chat, un autre Rat
Voir si le cœur de la ville bat en toi
Et tu m’emmèneras
Emmène moi !
Un jour j’aurai New-York au bout des doigts
On y jouera, tu verras
Dans les clubs il fait noir, mais il ne fait pas froid
N ne fait pas froid si t’y crois
Et j’y crois !
Les flaques de peinture sur les murs ont parfois
La couleur des sons que tu bois
Et puis c’est tellement grand que vite on oubliera
Que nulle part c’est chez moi, chez toi
Chez nous quoi !
Un jour j’irai là-bas
Un jour Chat, un autre Rat
Voir si le cœur de la ville bat en toi
Et tu m’emmèneras
Emmène-moi, mène-moi (x2)
Toucher à ci, toucher à ca
Voir si le cœur de la ville bat en moi
Et tu m’emmèneras !
Emmènes moi !

Qu’importe ta religion ou ton agnostisme. 

Ce qui compte c’est ce que tu en fais. 

Ce qui compte c’est ce que tu fais.

Et qu’au lieu de nier l’évidence,

Tu utilises les preuves pour aller de l’avant;

Pour élever l’humanité,

Ne serait-ce que le petit peu que tu peux.

Aurianne Or


“Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.” 

“Vous ne devez pas perdre espoir en l’humanité. L’Humanité est un océan : même si quelques gouttes sont souillées, l’océan ne le devient pas.”

“Qu’importe que nous empruntions des itinéraires différents pourvu que nous arrivions au même but.” 

“La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents.”

Mahatma Gandhi 


“Le secret de l’action, c’est de s’y mettre.” Alain

Liberté guidant le peuple: https://aurianneor.tumblr.com/post/163563215860/la-liberté-guidant-le-peuple

Travail Famille Consommation vs Liberté Egalité Fraternité: https://aurianneor.tumblr.com/post/158740398389/travail-famille-consommation-vs-liberté-egalité

Tu peux ouvrir les yeux maintenant: https://aurianneor.tumblr.com/post/158351101260/tu-peux-ouvrir-les-yeux-maintenant-ce

A decent job: https://aurianneor.tumblr.com/post/159159583760/a-decent-job

L’interview: https://aurianneor.tumblr.com/post/160990725730/linterview

Retournons-nous: https://aurianneor.tumblr.com/post/185834980780/retournons-nous-retournez-vous-et-prenez-une

Turn: https://aurianneor.tumblr.com/post/185904858185/turn-look-back-and-take-a-picture-of-the-earth

Riche

C’était une belle journée et le paysage était spectaculaire. Tout le monde avait son appareil photo en main pour essayer de capturer la beauté du moment. Évidemment, personne n’était photographe professionnel et, pour couronner le tout, le soleil leur faisait face, ce qui rendait les écrans des téléphones très sombres. Quoi qu’il en soit, les photos étaient prises au hasard du moment. Même si les photos étaient stupéfiantes, beaucoup bavassaient sous prétexte que ce n’était pas aussi beau qu’en vrai. Ainsi, progressivement, ce groupe de femmes avait cessé de prendre des photos et avaient simplement profité du moment. Bien sûr, les discussions fusaient, comme d’habitude dans ce groupe.

“Une fois de plus, l’organisation de cette randonnée est tout simplement parfaite. Merci beaucoup Olivia.”

D’autres femmes profitèrent de cette occasion pour remercier leur leader à nouveau, leur voix résonnant en Dolby Surround.

Chaque vendredi matin, depuis six ans maintenant, Olivia organisait ces randonnées. Pas toutes, bien sûr, elle était parfois occupée ou absente, mais la plupart du temps. Si jamais, elle trouvait toujours un volontaire pour la remplacer quand elle ne pouvait pas venir elle-même.

Il y avait un lot d’habituées qui se connaissait parfaitement, depuis des années maintenant. Il y avait aussi des nouvelles recrues ; et certaines devenaient des habituées, petit à petit. Chaque semaine, le groupe était différent mais l’atmosphère amicale, accueillante et ouverte d’esprit n’avait jamais manqué à la moindre randonnée.

Deux femmes ne pouvaient pas s’arrêter de bavarder. Mais elles étaient loin d’être les seules. Pendant les randonnées, on pouvait parler avec passion de n’importe quoi ; même si les opinions divergeaient. En fait, c’était parce que les opinions divergeaient que ces femmes trouvaient ces conversations stimulantes et super intéressantes. Personne n’avait jamais reproché à qui que ce soit d’avoir dit quelque chose avec lequel d’autres n’étaient pas d’accord. Ce genre de personnes, toujours à blâmer les autres, ne venaient pas là très souvent. Elles étaient probablement choquées par la liberté de ton, n’avaient pas apprécié et avaient disparu. Mais celles qui étaient revenues avaient été acceptées sans autres. Le groupe n’était pas du genre à remarquer ces comportements.

Augustine et Vicky s’étaient rencontrées environ un an auparavant. Ces deux-là parlaient bébés, mais une chanson parfaitement adaptée à ce moment magique fit irruption dans la conversation.

“C’est là que je voudrais vi-vre”, avait entonné joyeusement Augustine. Le son avait résonné sur le flanc de la colline. “Tu connais ce film, Vicky ? ”

“Non, je ne le connais pas. Mais tu sembles apprécier cette phrase,”répondit Vicky en riant légèrement.

“C’est tiré d’un film très célèbre, adapté d’un roman célèbre de Marcel Pagnol. Tu connais Marcel Pagnol ?”

“Non, j’le connais pas.”

“Oh! Eh bien, il est très connu pour sa description du sud de la France. Il était écrivain et il a aussi produit des films. Ce vers est tiré de La gloire de mon père. Il s’agit d’un jeune garçon vivant dans une ville. Son père est un instituteur. Et pendant les vacances d’été, ils déménagent dans une maison dans les collines de Provence. Et la gloire de son père, c’est de chasser des bartavelles, des oiseaux. Mais quand sa mère dit qu’elle veut vivre dans les collines, elle est fabuleuse. Vraiment fabuleuse ! J’aime quand l’actrice chante cette phrase avec un énorme sourire. Quel beau souvenir d’enfance de sa mère !”

“Oh, je devrais regarder le film alors.”

“Je te le recommande. Un de mes préférés.”

“Je me demande si je vais élever mes enfants en ville ou à la campagne …”

“Tu ne déménages pas à New York bientôt?”

“Oui, mais je peux ne pas y rester …”

“Tu souhaites avoir des enfants bientôt ?”demanda Augustine.

“Non, je suis encore jeune. Tu vois, je me suis mariée très jeune et tous mes amis me disaient que j’étais trop jeune pour prendre une telle décision. Donc, j’ai encore du temps avant d’avoir des enfants. Tu sais, ma famille m’a aussi dit que j’étais trop jeune … ”  Vicky continuait de ronchonner à propos de son mariage.

“Mais, quel âge avais-tu ?”

“21 ans.”

“Quoi? Les gens t’embêtaient parce que tu t’es mariée à 21 ans ? !! A t’entendre, on aurait cru que tu t’étais mariée à 16 ans. 21 ans, c’est un âge normal pour se marier …”

“Oui, et maintenant que je suis ici, j’ai 25 ans maintenant ; je rate tous les mariages, là-bas, aux États-Unis. Tous mes amis d’enfance se marient maintenant.” Vicky semblait un peu triste de manquer toutes ces célébrations.

“Tous en même temps ou bien?”se renseigna Augustine.

“Oui.”

“C’est un non-sens absolu. 21 ans, c’est trop jeune et puis après prêt, feu, partez, vous avez maintenant 25, dépêchez-vous, mariez-vous seulement!” Elles rirent, surtout parce qu’Augustine avait vraiment l’air de donner le départ d’une course; surtout avec sa grosse voix bien à elle.

“Je veux dire qu’au moins tu as eu le bon sens de faire ce qui te semblait juste. Et, en ce qui me concerne, tu sembles heureuse avec ton mari.”

“Je le suis”, répondit Vicky sans hésitation, comme un fait immuable qui ne sera jamais remis en question.

“C’est ce qui compte. Tu crois que certaines de tes amies se sont mariées avec quelqu’un qui n’est pas Monsieur parfait juste parce qu’elles avaient 25 ans?”

“Je ne peux pas dire. C’est tellement ridicule !”

“C’est sûr ! ”conclut Augustine. Elles commencèrent à rêver toutes les deux, profitant de la vue une fois de plus. Elle était tellement parfaite.

“Tu sais, avoir des bébés c’est kif-kif bourricot. J’ai eu mes enfants il y a dix ans, et la pression sociale est très forte. À l’époque, nous étions très pauvres, et nous recevions tous ces cadeaux inutiles et que nous n’avions pas demandé …. Donc, pour mon deuxième, nous avons pensé que ce serait une bonne idée de demander ce dont nous avions vraiment besoin : comme une heure de femme de ménage, un repas livré à domicile ou une consultation d’ostéopathie … Des choses comme ça. On a nos goûts, tu sais. Tout le monde n’est pas pareil. Les gens ont eu des réactions différentes. Disons que certains étaient ravis de pouvoir nous faire un cadeau que nous apprécierions vraiment mais d’autres étaient vraiment fâchés …”

“Mais pourquoi étaient-ils fâchés ?”Vicky était dans un état proche de la surprise et de la curiosité.

“J’sais pas. Autant que je sache, ils aiment faire du shopping. Le cadeau, ils le font surtout à eux-mêmes.”

“C’est tellement ridicule ! Tu penses ça, vraiment ?”Maintenant, Vicky était légèrement choquée…

“Je ne sais pas. Tu sais… Tous ces vêtements portés seulement deux fois parce que le bébé grandit si vite. Bon, c’est vrai, j’ai eu de gros bébés, ils les ont portés pendant très peu de temps. Je suis probablement influencée par ça. As-tu une autre explication ?”

“Eh bien, je dois admettre que non. Ces boutiques pour bébé sont pleines de gadgets, pas vrai ? Je ne suis pas sûre que tu aies besoin de tout ça pour élever un bébé.”

“Oh ! Je suis si content de t’entendre dire ça. C’est presque que des gadgets… Tu connais le dessin animé Inspecteur Gadget?” demanda Augustine tout en se mettant à chanter le générique … “C’était très populaire quand j’étais enfant. Tu es plus jeune, pour sûr. Ça ne te rappelle rien ?”

“Tu ne manques jamais une occasion de chanter, hein ? Tu es comme Sœur Mary Patrick dans Sister Act!”

“Tu es tellement gentille. J’aime cette Sœur, toujours heureuse. J’aime ce film. Y a plein de chansons … En tout cas …

En fait, tu sais, tu n’as pas besoin de grand-chose pour élever un bébé. On avait la chance d’être pauvres. Nous ne pouvions pas nous payer ces trucs. Alors …”

“On avait de la chance d’être pauvres…. ” Vicky médita sur cette phrase qu’elle répéta à voix basse.

“Alors, quand tu es pauvre et que tu achètes quelque chose, tu te demandes vraiment si tu as besoin de ce machin-là ? Et la plupart du temps, la réponse est non … ou alors j’ai besoin de quelque chose qui n’est pas dans cette boutique. Quand j’étais enceinte de mon premier enfant, je lisais ces magazines qu’ils donnent à l’hôpital. Il y avait tellement de choses dont il fallait avoir besoin, j’avais l’impression que je ne réussirais jamais à m’occuper de mon bébé. Nous étions les premiers de notre génération, et dans les deux familles, à avoir un enfant. On n’avait qu’un couple d’amis à qui demander conseil. Et tu sais ce que mon mari a fait ?”

“Il a chanté une berceuse, peut-être ?”

“Oh, allez ! Je n’aime que celle d’Ella Fitzgerald … Mais j’ai appris à aimer les autres en berçant mes bébés … Quoi qu’il en soit, ce que je voulais dire, c’est que mon mari a pris tous les magazines et les a mis à la poubelle.”

“Non, allez, il a pas fait ça.”Vicky ne pouvait pas s’empêcher de rire tout en rejetant cette idée.

“Si, il l’a fait. Et je me suis sentie beaucoup mieux après. Tu n’imagines pas à quel point la propagande fonctionne. Surtout quand tu es seule. Mon mari venait d’être muté sur France et on avait déménagé deux semaines avant l’accouchement. Du coup, on ne connaissait absolument personne. Ces magazines te convainquent que c’est vraiment dur d’élever un bébé. Alors que c’est la chose la plus naturelle au monde !

Donc, on avait juste le minimum et maintenant je peux dire que c’est beaucoup plus pratique. Par exemple, on nous avait offert une grande baignoire avec un transat de bain. Ça prenait tout l’espace dans la salle de bain et mon bébé détestait ça. Pour couronner le tout, quand la baignoire était pleine d’eau, c’était terriblement lourd et il fallait la vider avec un tube en plastique. Ce n’est pas si facile à faire quand tu berces un bébé en même temps. En fin de compte, j’ai lavé bébé dans l’évier et bébé était bien plus content. Ça ne prenait pas de place et c’était facile à vider.”

“Et tu économisais de l’eau pour la planète.”

“Ça, c’est bien vu…. Alors, pourquoi s’embêter ?”

“Oh ! Je suis tellement d’accord avec toi”, Ki les avait rattrapées. “Mes bébés aimaient uniquement les bains dans les éviers. J’ai détesté la grande baignoire moi-aussi. Nous avons dû la vendre.”

“Tu vois … J’ai dû vendre la plupart des cadeaux que j’ai reçus. Je suis vraiment désolée pour ceux qui ont fait ces cadeaux mais c’est tellement vrai. Au moins, j’avais un peu d’argent pour acheter ce que je voulais vraiment,”se vantait Augustine.

“Tu sais, ces grosses poussettes”, ajouta Ki. “On nous en a offerte une très chère. Vous savez ces grands trucs-là.”

“Oh ! Oui, ils peuvent être très chers …”insista Augustine.

“Chers à quel point?”demanda Vicky, qui prévoyait d’avoir un bébé tôt ou tard et voulait plus d’infos.

“Je ne sais pas comment c’est maintenant. Mes enfants ont 13 et 15 ans. Mais c’était plus de 1500 CHF ”, se rappela Ki.

“Quoi ? C’est plus que dispendieux, ça coûte une blinde !”s’exclama Vicky, tout à coup.

“Et elles sont nulles ! Ma fille est tombée dans celle qu’on nous a offerte. Ce n’est jamais arrivé avec la Maclaren que j’ai achetée moi-même. Jamais. J’ai utilisé la grosse deux semaines puis je l’ai vendue pour acheter plusieurs trucs. Cela m’a ouvert les yeux : cher ne veut pas dire meilleur”, conclut Ki.

“Je suis d’accord, et certaines, à ce prix sont en plastique. Ce n’est même pas solide”, continua d’argumenter Augustine.

“Et elles prennent tellement de place”, continua Ki, “tu dois planifier où tu vas. Et, c’est tellement lourd aussi. Avec ma Maclaren, je pouvais porter la poussette et le bébé pour monter de longs escaliers ou simplement l’utiliser à reculons pour quelques marches. C’est impossible à faire avec les énormes poussettes hors de prix …”

“Et le truc, pour mettre le siège auto sur la poussette, c’est une si mauvaise idée … Le bébé n’est pas censé rester longtemps dans le siège d’auto, je pense que c’est mauvais pour son dos ou que ça lui fait une tête plate, quelque chose comme ça ; je ne me souviens pas bien ; alors pourquoi y laisser le bébé? Et c’est si lourd à porter.”Augustine était si heureuse de se souvenir de cette période de sa vie et tout ce qu’elle avait appris sur la consommation qu’elle aurait pu continuer à parler des heures …

“J’utilisais une simple écharpe de portage. Cela ne réveille pas le bébé. Il est tellement heureux d’être sur la poitrine de papa ou de maman. Ça coûte 80CHF. Et tu peux l’utiliser comme une écharpe, une couverture, un truc sur lequel s’asseoir ou une protection contre le soleil. Et bien sûr, pour cacher le bébé pendant l’allaitement…”

“Tu me fais penser à Sophia.”Margherita fit irruption dans la conversation. “Elle vient d’avoir un bébé.”

“Oh ! Vraiment ? C’est trop mignon”, s’exclamèrent Augustine et Vicky qui la connaissaient.

“Pourquoi ne nous l’a-t-elle pas dit, elle a nos numéros de téléphone ?”

“Je ne sais pas”, répondit Margherita rapidement. “Elle m’a appelé à la place. Mais mes enfants ont 21 et 25 ans. Je ne me souviens plus très bien. Donc, je lui ai dit ce dont je me souvenais. Elle est riche mais elle n’achèterait même pas un stérilisateur pour les biberons ! Elle a grandi dans une ferme en Russie. Elle dit qu’elle a l’habitude de stériliser des bouteilles pour les animaux et qu’elle a juste besoin d’une grande casserole. Je ne comprends pas ça. J’ai trouvé le stérilisateur tellement pratique ! J’avais tellement d’accessoires qui me facilitaient la vie. Et elle ne les veut pas ; alors qu’elle a l’argent, c’est tellement bizarre !”

“De toute évidence, ce qui te convient à toi, ne lui convient pas à elle,”  remarque Ki.

“Je peux la comprendre”, ajouta Augustine. “Parfois, quand on a trop d’accessoires, c’est du travail rien que de les gérer. Je veux dire que tu dois les nettoyer, leur trouver une place dans la cuisine. Les retrouver quand on en a besoin. Une casserole est multifonctionnelle. Donc, on l’utilise plus. Tu sais où la trouver et cela facilite la vie.”

“Je suis tellement content que nous ayons cette conversation, j’apprends tellement.”Vicky était très reconnaissante. “Je pense que je vais avoir un bébé bientôt.”

“Oh ! Fantastique ! Es-tu enceinte ?”demanda Ki avec joie.

“Non, non. Je prévois d’en avoir un ou deux dans les cinq prochaines années … Rien de précis pour le moment”, répondit Vicky. “Juste un projet à long terme …”

“Es-tu enceinte ?”rétorqua Ki en regardant le ventre globuleux d’Augustine.

“Non, non”, avoua Augustine.“Les gens me laissent leurs places dans le bus, pensant que je suis enceinte ; et moi, je crois qu’ils quittent leur siège pour le céder à mon fils, ce qui n’est pas le cas et du coup ça fait des situations … Une fois une femme m’a lancé en pleine face que je ne devais pas laisser mon siège à mon fils mais à mon bébé, et c’est là que j’ai compris ….

Maintenant, j’ai ce ventre depuis ma deuxième grossesse. J’aimerais avoir un troisième bébé ; c’est peut-être pour ça que je garde ce ventre. Ou, peut-être que c’est juste ce que nous avons mangé quand nous étions pauvres; de la nourriture avec trop de pesticides et de mauvais additifs…  Peut-être qu’être pauvre, c’est pas ce que tu ne peux pas t’acheter mais comment tu peux rester en bonne santé. Je devrais me faire un potager. ”

“Oui, tu devrais. ”

Aurianne Or

– Environmental Health Perspectives – Metabolic Effects of a Chronic Dietary Exposure to a Low-Dose Pesticide Cocktail in Mice: Sexual Dimorphism and Role of the Constitutive Androstane Receptor: https://ehp.niehs.nih.gov/ehp2877/


To read the story in English, click here: https://aurianneor.tumblr.com/post/167085456080/rich-it-was-a-beautiful-day-and-the-scenery-was


Home sweet home – juste plus grand; plus facile à nettoyer et à ranger …: https://aurianneor.tumblr.com/post/173126889265/home-sweet-home-juste-plus-grand-plus-facile-à

Permis sur la planète rouge: https://aurianneor.tumblr.com/post/178817034225/permis-sur-la-planète-rouge-une-histoire-de

Foot massage à กาญจนบุรี: https://aurianneor.tumblr.com/post/166876296355/foot-massage-à-กาญจนบ-ร-soffrir-un-massage-des

Homme à barbe: https://aurianneor.tumblr.com/post/166258001410/homme-à-barbe

How Juliette met Shakespeare: https://aurianneor.tumblr.com/post/162083312555/how-juliette-met-shakespeare

Toulouse: https://aurianneor.tumblr.com/post/160848281930/toulouse

Théâtre de rue: https://aurianneor.tumblr.com/post/161128273180/théâtre-de-rue

Dinosaure sur la route: https://aurianneor.tumblr.com/post/168470355765/dinosaure-sur-la-route-ah-il-faut-quand-même

Explosion Volcanique : https://aurianneor.tumblr.com/post/168251271985/explosion-volcanique-oh-non-quel-désastre

Gender-Le genre: https://aurianneor.tumblr.com/post/158649518000/gender-le-genre

La grande distribution court circuitée!https://aurianneor.tumblr.com/post/184662560245/la-grande-distribution-court-circuitée

Tous pareils, tous différents

Quand j’étais à l’école,
La maîtresse me grondait
parce que j’avais la tête dans les nuages.
Cela me stressait
et je n’arrivais pas à travailler.

Maintenant je fais l’école à la maison.
2h me suffisent
pour avoir de bien meilleurs résultats.

Laissez-moi être moi-même.

Aurianne Or

Pour en savoir plus sur une éducation diversifiée, RDV avec Demainlefilm – Chap 5: L’éducationhttps://aurianneor.tumblr.com/post/165465541575/tomorrow-chap-5-léducation-demainlefilm

“Nous sommes faits de la même matière que les rêves” William Shakespeare.

– Musiktips – Satisfaction – Rolling Stones – Keith Richards: http://newsletters.artips.fr/Musiktips/Richards_nosatisfaction

– Jacques Higelin, Tombé du cielhttps://youtu.be/AJ5Dp-_QFQ8

Rich

It was a beautiful day and the scenery was spectacular. Everybody had their camera in hand trying to catch the beauty of the moment. Obviously, nobody was a professional photographer and, to top it all, the sun was facing them which made the phone screens very dark. Anyway, they randomly took pictures. Even if the pics were astounding, many chirped it didn’t look as good as it really was. So, gradually, more and more women stopped taking pics and just enjoyed the moment; not to mention the obvious chat that was quite constant within these women.

“Once more, the organization of this hike is just perfect.  Thank you so much Olivia.”

A few other women took this opportunity to thank their leader again, voices echoing in Dolby surround.

Every Friday morning, for the last six years, Olivia had organized these hikes. Not all of them, of course, she was sometimes busy or away, but most of them and anyway, she always found a volunteer to replace her when she couldn’t come herself.

There was a bunch of regulars who knew each other so well, some for years now. There were also new people; and some who were becoming regulars, little by little. Every week, the group was different but the friendly, welcoming and open-minded atmosphere never missed a single hike.

Two women could not stop chatting. But they were far from being the only ones. During the hikes, you could talk passionately about anything; even if opinions diverged. In fact, it was because opinions diverged that the women found these conversations stimulating and over-interesting. Nobody never blamed someone for having said something they disagreed with. This kind of people, blaming others, usually did not show up very often. They were probably shocked by the freedom of expression, did not enjoy it and vanished. But a few came back, and were accepted all the same. The group was not the kind who even noticed these behaviours.

Augustine and Vicky had met about a year before. These two were talking about babies but a song perfectly fitting the moment interrupted the conversation.

“C’est là que je voudrais vi-vre”. Augustine sang cheerfully. It reverberated in the side of the hill. “Do you know that film, Vicky?”

“No, I don’t. But you seem to enjoy that line.” Vicky vibed back slightly laughing.

“It’s from a very famous film adapting a famous novel by Marcel Pagnol. Do you know Marcel Pagnol?”

“No, I don’t.”

“Oh! Well, he’s very famous for depicting Southern France. He was a writer and he also produced movies. This is from La gloire de mon père, meaning “My father’s glory”. It’s about a young boy, living in a city. His father is a teacher. And over the summer break, they move to a house in the hills of Provence. And his father’s glory is to hunt birds called bartavelles. But when his mother says she wishes to live in the hills, she is fabulous. Really fabulous. I love when the actress sings this line with a huge smile. What a great childhood memory of one’s mother!”

“Oh, I should watch the film then.”

“I do recommend it. One of my favourites.”

“I wonder if I will raise my kids in a city or in the countryside…”

“Aren’t you moving to New York soon?”

“Yes, but I may not stay there…”

“Are you planning to have kids soon?” inquired Augustine.

“No, I’m still young. You see, I got married quite young and all my friends were telling me I was too young for such a decision. So, I still have time before I have kids. You know, my family also told me I was too young…” Vicky kept on moaning about her wedding.

“But, how old were you?”

“21.”

“What? People bothered you because you got married at 21?!! You sounded like you got married at 16 or so. 21 is a normal age to get married.”

“Yes, and now that I am here, I’m 25 now; I am missing all the weddings back there in the States. All my childhood friends are getting married now.” Vicky sounded a bit sad about missing all these celebrations.

“All at the same time?” Augustine inquired.

“Yes.”

“That’s absolute nonsense. 21 is too young and then ready, steady, go, you’re 25 now, hurry up, get married.” They laughed, especially because Augustine sounded like she was really giving the start for a race; especially with this huge voice of hers.

“I mean at least you had the sense to do what felt right. And, as far as I am concerned you seem happy with your husband.”

“I am”, Vicky answered without hesitation, as an immutable fact that would never be questioned.

“That’s what matters. Do you think some of your friend are getting married with someone who is not their Mister perfect just because they are 25?”

“I cannot tell. It’s so ridiculous!”

“Yes, indeed!” Augustine concluded. They both started daydreaming, enjoying the view once more. It was so perfect.

“You know, having babies is a bit similar. I had my kids ten years ago, and the social pressure is mad. At the time, we were quite poor, and we were receiving all these useless gifts that we did not ask for…. So, for my second one, we thought it would be a good idea to ask for what we really needed: like an hour of a cleaning lady, a home-delivered meal or an osteopathy consulting … Things like that. We have our tastes, you know. Not everybody is the same. People had different reactions. Let’s say some people were so happy they could give us a gift we would really appreciate but others were really upset …”

“But why were they upset?” Vicky was in a state between surprise and curiosity.

“I don’t know. As far as I know, they enjoy shopping. The gift is mainly for them.”

“That’s so ridiculous! Do you really think so?” Vicky was slightly shocked now…

“I don’t know. You know… All these clothes worn only twice because the baby is growing so fast. Well, I’ve had big babies, they wore them for a very short time. I am probably biased on that one. Do you have another explanation?”

“Well, I must admit I don’t. These baby shops are full of gadgets, aren’t they? I am not sure you need all this to raise a baby.”

“Oh! I’m so glad hearing what you just said. It’s almost gadgets only… Do you know the cartoon Inspector Gadget?” asked Augustine beginning to sing its main theme song … “It was very famous when I was a kid. Obviously, you’re younger. Does it ring any bell at all?”

“You never miss an opportunity to sing, do you? You’re like Sister Mary Patrick in Sister Act!”

“You are so nice. Love this always-happy Sister. I love this film. Many songs… Anyway… Actually, you know, you don’t need much to raise a baby. We were lucky we were poor. We couldn’t afford these things. So …”

“We were lucky we were poor…” Vicky pondered on that one, repeating it on a low voice.

“So, when you’re poor and you’re buying something, you really think, do I really need this? And most of the time, the answer is no ―or not in this shop. When I was pregnant with my first child, I used to read these magazines they give you at the hospital. There was so much you needed, I felt I will not manage with my baby. In both families, we were the first of our generation to have kids on both sides of the family. We only had a couple of friends we could ask for advice. And you know what my husband did?”

“He sung a lullaby, maybe?”

“Oh, come on! I only like Ella Fitzgerald’s… But I learnt how to like the others while rocking my babies… Anyway, what I wanted to say is that my husband took all the magazines and put them to the bin.”

“No, come on, he didn’t.” Vicky couldn’t help laughing while pooh-poohing it.

“Yes, he did. And I felt much better afterwards. You can’t imagine how much propaganda works. Especially when you are alone. My husband had been transferred to France and we had to move two weeks before I gave birth; so, we knew absolutely nobody. These magazines convince you it is really hard to raise a baby. While it’s the most natural thing in the world!

So, we just had the bare minimum and now I can say it’s much more convenient. For instance, we had been offered a big bath with a baby bath recliner. It took all the space in the bathroom and my baby hated it. To top it all, when it was full of water, it was awfully heavy and I had to empty it with a plastic tube. It’s not so easy to do while you are rocking a baby at the same time. In the end, my baby baths were in the sink. The baby liked it best and it took no space and it was easy to empty.”

“And you were saving water for the planet!”

“Good point…. So, why the bother?”

“Oh! I so agree with you”, Ki had caught them up. “My babies only liked baths in the sinks. Hated the big bath too. We had to sell it.”

“See… I had to sell most of the presents I have been given. I am really sorry for those who made the presents but it is so true. At least, I had a little money to buy what I really wanted.” Augustine boasted.

“You know, these big pushchairs”, Ki added. “We were offered a very expensive one. You know the big ones.”

“Oh! Yes, they can be so expensive…” Augustine insisted.

“How expensive?” asked Vicky, who was planning somehow to have a baby sooner or later and wanted more info.

“I don’t know now. My kids are 13 and 15 now. But it was more than 1000 CHF.” Ki remembered.

“What? That’s more than expensive, that’s out of the galaxy!” Vicky exclaimed, out of the blue.

“And they are bad! The one we’ve been offered; my daughter fell down. It never happened with the Maclaren I bought myself. Never. I used the big one two weeks and then sold it to buy several things. This opened my eyes: expensive doesn’t mean good”, Ki concluded.

“I agree, and some, at that price are in plastic! It’s not even robust.” Augustine held up.

“And they take so much space”, Ki went on, “you have to plan where you go. And a buy a bigger car to have a bigger boot. And, so heavy too. With my Maclaren, I could carry the pushchair and the baby though long flight of stairs as it was light, or just use them backwards for a few stairs. You can’t do that with the huge expensive ones….”

“And the thing, you can put the baby car seat on your pushchair, such a bad idea… The baby is not supposed to stay in the baby car seat for long, I think it ruins his back or makes flat head, something like that, I don’t remember well; so why would you keep it in there? And it is so heavy to carry around” Augustine was so happy to remember this time of her life and all she learnt about consumption that she could go on forever…

“I just used a portage scarf. This doesn’t wake the baby up. It’s so happy to be on Daddy’s or Mommy’s chest. It costs 80CHF. And you can use it as a scarf, a blanket, something to sit on or shadow protection. And of course, to hide the baby while breast feeding …”

“You make me think of Sophia.” Margherita broke into the conversation. “She just had a baby.”

“Oh! Really? That’s so cute,” exclaimed Augustine and Vicky who knew her.

“Why didn’t she tell us, she’s got our phone numbers?”

“I don’t know”, replied Margherita quickly. “She called me instead. But my children are 22 and 25. I don’t really remember. So, I’ve told her what I remembered. She’s rich but she wouldn’t even buy a steriliser for the baby bottles! She grew up in a farm in Russia. She says she’s used to sterilizing bottles for the animals and she just needs a big pan. I don’t understand that. I found the steriliser so convenient! I used to have so many accessories which made life easier. And she doesn’t want them, while she’s got the money; it is so weird!”

“What is convenient for you, is not for her. Obviously, ” Ki noticed.

“I can understand her,” added Augustine. “Sometimes, when you have too many accessories, it is hard work to deal with them. I mean you have to clean them, find a place in the kitchen for them. Find them when you need them. A pan is multifunctional. So, you use it more. You know where to find it and it makes life easier.”

“I’m so glad we are having this conversation, I am learning so much.” Vicky was so grateful. “I think I will have a baby soon.”

“Oh! Fantastic! Are you pregnant,” Ki asked with joy.

“No, no. Just planning to have one or two in the next five years… Nothing specific,” Vicky replied quickly. “Just a long-term project….”

“Are you pregnant?” retorted Ki looking at Augustine’s potbelly.

“No, no,” confessed Augustine. “People leave me their seats in the bus, thinking I am pregnant; and I think they are leaving their seat to my son, which is not the case, and we have some awkward moments in the bus about that. Once a woman told me to my face I shouldn’t leave my seat to my son but to my baby, and that’s when I understood….

Now, I’ve kept this belly since my second pregnancy while I am working out. I wish I had a third baby; maybe that’s why I am keeping this belly. Or, maybe, the belly is a result of what I ate when we were poor: food with too much pesticides and bad additives …Maybe, being poor is not about what you can’t buy but how you can protect your health. I have to grow a garden.”

“Yes, you should.”

Aurianne Or

Environmental Health Perspectives – Metabolic Effects of a Chronic Dietary Exposure to a Low-Dose Pesticide Cocktail in Mice: Sexual Dimorphism and Role of the Constitutive Androstane Receptorhttps://ehp.niehs.nih.gov/ehp2877/

Ceci est un projet, une ébauche de livre pour enfants. 
Voir la quatrième de couverture, p.22 pour plus d’explications.
(Le signe « / » vaut pour un retour à la ligne, Le formatage en gras indique une
couleur et une police différentes du reste du texte et différentes à chaque occurrence).

Page 1=couverture : J’ai dix ans et / je sais que je suis / différent.

P.2 : Mercredi, / le jour bleu, / le 31 janvier 1979.

P.3 : Illustration : peinture ou d’une photo d’art représentant ce que voit Daniel Tammet à l’évocation de cette date.

P.4 : Illustration : peinture ou une photo d’art représentant ce que voit Daniel Tammet à l’évocation du nombre 89.

P.5 : C’est le nombre 89 !

P.6 :  Illustration : représentation d’une spirale qui tourne vers le bas,
en boucles de plus en plus larges (dessin ou peinture ou une photo d’art de Daniel Tammet).

P.7 : Voici la division.

P.8 : Quatre / est à la fois timide / et silencieux. / C’est mon nombre préféré.

P.9 : Illustration : représentation de la vision de Daniel Tammet de ce chiffre.

P.10 : Le 5 / est bruyant.

P.11 : Illustration: la page peut inclure une sorte de hochet ou une puce électronique permettant de reproduire le son que perçoit Daniel Tammet à l’évocation de ce chiffre.

P.12: Quatre-vingt-neuf me rappelle la neige qui tombe.

P.13 : Illustration : représentation de la vision de Daniel Tammet de ce nombre. J’imagine bien un dessin au fusain.

P.14 : Le 11 / est amical.

P.15 : Illustration : représentation de la vision de Daniel Tammet de ce nombre. J’imagine bien un dessin en noir et blanc, au crayon ou à l’encre noire.

P.16 : Illustration : représentation de la vision de Daniel Tammet de ce nombre. Il faut que l’image soit magnifique.

P.15 : 333 / est très beau.

P.16 : J’adore / me frotter la paume  de mes mains / sur l’écorce rugueuse
des arbres.

P.17 : Illustration: la page peut inclure dans le meilleur des cas une écorce d’arbre ou une matière rugueuse où l’enfant peut passer sa main.

P.18 : Illustration : représentation de la vision de Daniel Tammet de ce nombre. J’imagine bien un dessin.

P.19 : J’explore / des paysages numériques / dans mon esprit.

P.20 : Π peut être aimé pour lui-même.

P.21 :  Illustration : représentation de la vision de Daniel Tammet de Π.

P.22 = quatrième de couverture : 

J’ai pensé à ce livre de suite lorsque j’ai écouté l’émission de radio « Sur les épaules de
Darwin : Vivre ensemble » du 2 avril 2011 et la manière qu’a eu le chroniqueur, Jean Claude Ameisen , de présenter le livre de Daniel Tammet, Je suis né un jour bleu, m’a immédiatement fait penser à un livre pour tout petit enfant. Je le restitue ici. J’ai, entre temps, lu le livre Je suis né un jour bleu, et le parcours de Daniel Tammet, autiste savant,  m’a particulièrement troublée. J’ai cherché à contacter Jean Cluade Ameisen et Daniel Tammet pour collaborer, malheureusement sans succès. 

Je vous invite à voir les illustrations que fait Daniel Tammet car elles sont très belles et très instructives sur le site : http://www.danieltammet.net/artwork.php

Je pense qu’il est très important d’éduquer les jeunes enfants à la différence car ce sont eux qui seront les enfants et les adultes de demain et que c’est quand on est tout petit qu’on est le plus sensible et le plus capable de faire ce type d’apprentissage. Je pense qu’il est primordial de leur apprendre que d’autres perçoivent les choses différemment et que leur vision des choses n’est pas la seule; qu’aller vers les autres peut être amusant et enrichissant.

De plus, d’après la pédagogie Montessori, entre autres, le fait de voir des chiffres et des lettres écrites de manières différentes est très stimulant pour le jeune enfant.

Il est aujourd’hui également admis qu’il est important de développer les sens des enfants (la vue, l’ouïe et le toucher sont stimulés dans cet ouvrage) et qu’il est stimulant d’être confronté à l’art dès le plus jeune âge (ici l’art graphique sous plusieurs formes (photos, dessins, peintures, …) et littéraire). De plus, les enfants ne lisent pas seuls, le livre s’adresse donc aussi au parent ou à l’adulte qui lit le livre et cet ouvrage peut favoriser
les échanges entre adultes et enfants sur le thème de la différence.

Aurianne Or


– Je suis né un jour bleu, Daniel Tammet http://ekladata.com/HWJ4somDWe1z0sZ-3d5rficwKCA/Je-suis-ne-un-jour-bleu-Daniel-Tammet.pdf et https://www.amazon.fr/Je-suis-né-jour-bleu/dp/2352040280 

image