Viande et environnement, est-ce possible?

Non, si la viande est responsable de la pollution actuelle, cela ne signifie pas qu’il faut arrêter de manger de la viande. 

Il y aura toujours de la viande (vieilles poules, vaches, etc) car sans elle, il faudrait produire beaucoup plus de fruits et légumes pour fournir les protéines dont nous avons besoin. 

Par contre, il est possible de manger moins de viande et seulement celle qui est produite dans un système de production beaucoup plus respectueux de l’environnement. Les bovins, en particulier, peuvent trouver de l’herbe dans les pâtures marginales (bords de route, talus, montagne, déchets, etc) sans avoir à gagner du terrain sur les terres agricoles et forêt (maïs, blé, etc.). 

Le bétail n’est pas issu de la sélection naturelle mais de la sélection humaine. On sélectionne les espèces pour des conditions particulières (résistance aux maladies par exemple) mais on peut aussi les sélectionner selon des critères environnement (une vache qui métabolise mieux l’herbe et produit moins de CO2). 28% de la pollution animale est lié à la lutte contre les maladies dues à leur concentration. 
Il y a une énorme marge de réduction de la pollution (CO2 et méthane) en changeant les méthodes de production (élevage et sélection des animaux). “For example, in Japan, 52% of waste from the food industry is now used as livestock feed, thanks to adequate policies and a certification system”(FAO).

Livestock solutions for climate change – FAOhttp://www.fao.org/3/a-i8098e.pdf

Veggieworld: Why eating greens won’t save the planet | New Scientist: https://www.newscientist.com/article/mg20727691-200-veggieworld-why-eating-greens-wont-save-the-planet/

En Français dans Courrier International, Renoncer à la viande est une fausse bonne idée:
https://www.courrierinternational.com/article/2011/02/17/renoncer-a-la-viande-une-fausse-bonne-idee

Livestock and landscapes – FAO: http://www.fao.org/3/ar591e/ar591e.pdf

Le CETA est un crime démocratique car il permet au Canada de vendre en Europe des produits non respectueux de l’environnement, des travailleurs et des consommateurs. C’est déloyal envers les travailleurs européens qui sont tenus de respecter des normes. C’est à l’Europe et à l’Amérique du Nord à s’adapter et à adopter une industrie plus respectueuse de l’environnement car, en plus, ils représentent à eux-seuls la moitié de la pollution mondiale.

How to green the world’s deserts and reverse ClimateChange | Allan Savory | TEDTalks: https://youtu.be/vpTHi7O66pI 

CO2 Global World Atlas – greenhouse gases data: http://www.globalcarbonatlas.org/en/CO2-emissions

CETA threatens food safety even before national parliaments sign off – Green Peace: https://www.greenpeace.org/eu-unit/issues/democracy-europe/880/ceta-threatens-food-safety-even-before-national-parliaments-sign-off/

https://youtu.be/xEIyGQ74-no%26feature%3Dyoutu.be

French parliament approves controversial EU-Canada trade deal CETA: https://www.youtube.com/watch?v=xEIyGQ74-no&feature=youtu.be

Voiture , Industrie , viande … Quelles sont les causes du réchauffement climatique  en France ? – Le Monde: https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/07/08/voiture-industrie-viande-quelles-sont-les-causes-du-rechauffement-climatique-en-france_5486767_4355770.html

To read this article in English: https://aurianneor.tumblr.com/post/186952976825/meat-and-environment-is-that-possible-no-if

Fight food waste: https://aurianneor.tumblr.com/post/167238702645/fight-food-waste-buy-only-what-you-need-invent

Le parapluie à cachetons: tmblr.co/ZprwNe2Wj35He

Permis sur la planète rouge – Une histoire de science-fiction

Clémentine se réveilla d’un bond. Elle avait encore rêvé qu’elle était sur la planète rouge, où elle était née. Elle était toujours considérée comme citoyenne de cette planète, et non de la planète Brown pour laquelle elle avait tout laissé. Comme elle ne pouvait pas payer pour un supplément bagage, elle était arrivée, il y a de cela cinq ans maintenant, avec une petite valise, pleine de produits cosmétiques naturels. C’était ça son projet pour construire sa nouvelle vie. Elle avait ouvert son magasin, puis quand elle avait fini de remplir les papiers d’immigration, de trouver un appartement et sa place dans le commerce local ; son mari et ses enfants l’avaient rejoint. Elle avait senti un certain empressement à le faire, ne supportant plus que sa famille vive encore sur la planète rouge. Maintenant qu’elle avait compris l’impact de la bluein, elle ne reviendrait plus en arrière.

Pourquoi toutes ces pensées du passé refaisaient-elles surface ainsi ? La raison était simple, et elle le savait. Il lui fallait renouveler son permis de circulation et l’administration sur Brown avait refusé de le faire. Il lui fallait donc retourner non pas sur sa planète de cœur, mais sur sa planète natale. Tout avait été arrangé pour qu’elle réside chez sa cousine. Ses sentiments étaient mitigés ; elles s’entendaient tellement bien dans l’enfance, elles s’étaient tenues les coudes dans les moments difficiles mais sa cousine persistait à admirer la bluein et Clémentine n’arrivait pas à le supporter.

Et tout ça à cause de son genou ! Pas de permis de circulation sans genou valide. Telle était la règle sur la planète rouge. Règle complètement obsolète, puisque sur la planète Brown, plus personne ne conduisait en appuyant sur des pédales. L’assistance à la conduite s’occupait de tout, le contrôle par l’humain n’étant là que pour les rassurer. Les robots avaient permis de limiter la pollution ; elle était désormais quasi-inexistante, et de fluidifier le trafic. En moyenne, tout le monde se rendait facilement à sa destination, et bien plus vite qu’autrefois. Les accidents étaient devenus anecdotiques. Cela faisait l’évènement et quand cela arrivait, tout le monde en parlait.

Les pro-techno se devaient de respecter la partie naturelle de la planète et avaient réussi à atteindre des niveaux de pollutions ridicules, assez proches de zéro. Les pro-naturalistes respectaient les inventions et les robots de la partie industrielle. Finalement, il y avait même des mélanges. Certains prenant ceci et d’autres cela.

Sur la planète Brown, les habitants avaient eu le courage de reconstruire une société nouvelle. Il y avait des partisans en faveur de la robotisation et d’autres du maintien de la nature. Ils étaient parvenus à un accord où la société robotisée s’élevait dans des villes de des gratte-ciels et avaient protégé sous forme de parcs naturels le reste de celle-ci. Cela permettait une agriculture traditionnelle et des élevages où le bétail était traité de manière décente et une robotisation à la pointe. A force de débats, ils étaient arrivés à une entente. Il y a de cela quinze ans, personne n’aurait pu penser qu’ils puissent y arriver tant les débats sur la bluein étaient houleux. Mais finalement, il y avait pas mal de solutions qui convenaient aux deux partis. La gestion des fruits et légumes étaient robotisées ; les robots ayant été formés aux techniques traditionnelles. Les transports ressemblaient à un flux sanguin continu où chaque module, tel un globule rouge, trouvait sa place harmonieusement. Les produits toxiques avaient été interdits. Les habitants de la planète Brown avaient du mal à le croire mais c’était pourtant bien le cas, ça fonctionnait. Bien sûr, il y avait des exceptions, mais les personnes qui avaient immigrés, d’origines et d’horizons différents l’avaient fait car elles croyaient au projet. Leurs valeurs, leur projet commun, les rassemblaient et cela avait donné naissance à une société paisible. Quand tout le monde œuvre vers le même objectif…

Pour cela, il avait fallu mettre fin aux hiérarchies, sans cela l’intérêt d’un seul aurait pu prendre le dessus sur l’ensemble. Ils ne les avaient pas combattus. Cela ne servait à rien. Ils avaient simplement mis en place un système parallèle à base de coopératives où chacun pouvait s’exprimer et voter à égalité. Et ces coopératives avaient finies par envahir le marché, et donc les décisions. Bien sûr, quelques structures hiérarchisées subsistaient. Elles n’étaient pas nombreuses, et après tout cela permettait de rassurer les plus frileux avant qu’ils se jettent à l’eau.

Mais la planète rouge, elle, continuait d’utiliser les anciennes voitures à pédales… Et il fallait un genou valide pour les conduire… En effet, pendant ce temps-là, la planète rouge était surpeuplée et des lois strictes avaient été passées contre les robots. Les mesures environnementales avaient été jetées aux oubliettes et remplacée par une propagande qui vantait les mérites des effets de la pollution.

Son mari se retourna et ouvrit les yeux :

« Bonjour mon amour » puis il bailla et s’étira de tout son corps. « Alors, c’est le grand jour ? »

« Oui », répondit brièvement Clémentine.

« Tu es réveillée depuis longtemps ? Pas trop stressée ? »

« Oh, tu me connais. Ça me saoule. Mais il faut bien y aller. »

Son mari devait rester pour veiller sur la boutique mais les enfants, étant en vacances, viendraient avec elle. « Ça leur fera du bien de voir comment c’est ailleurs. C’est toujours riche d’enseignement » avait-il commenté. Et Clémentine était bien de son avis.

Quand elle avait vécu sur d’autres planètes, dans sa jeunesse, elle avait tant appris. Puis, elle avait suivi une formation et avait enseigné. Elle pensait que toutes ces bonnes idées prises par ici et par là seraient profitables à tous. C’est parce qu’elle avait oublié que, bien que le rejet, au départ soit nécessaire à tout enseignement, le rejet catégorique ne propose qu’une alternative à l’enseignant : abandonner ses idées jugées saugrenues ou être rejeté. Bien sûr, il y en avait certains qui apprenaient et d’autres qui rejetaient mais il était clair que sur la planète rouge, le rejet était massif.

De plus, la majorité de ses élèves ressemblaient à des oisillons qui attendaient la becquée. Comment dans ces conditions pouvait-elle leur enseigner la citoyenneté et la démocratie qu’elle avait vues fonctionner si bien sur d’autres planètes ? Comment leur apprendre à apprendre par eux-mêmes ?

Déjà, rien que le nom était ridicule. Les habitants continuaient à appeler la planète rouge une planète où toute forme de vie était devenue bleue à cause de l’accumulation de bluein, un déchet industriel qui n’avait jamais été traité. La tradition est utile, mais ce n’est qu’une boîte à outil dans laquelle on peut piocher pour améliorer les choses. Pas ce carcan serré et … ridicule … où l’on se force à être daltonien comme les autres.

Même les parents de l’école et ses supérieurs hiérarchiques ne l’acceptaient pas. Le peu qui était d’accord avec elle se taisaient mais elle voyait leurs yeux briller à l’idée qu’elle puisse réussir. Elle ne voulait pas décevoir cette minorité, mais on ne peut pas donner à boire à des ânes qui n’ont pas soif, encore moins quand ils ont le pouvoir. Elle avait son mari et ses enfants ; et même si c’était dur elle avait tout laissé ; et elle était partie vivre avec des gens qui voulaient vivre comme elle. On n’a qu’une vie. Les habitants de la planète rouge comprendraient quand ils seraient prêts. Du moins, elle l’espérait secrètement…

Ses pensées furent interrompues pas l’atterrissage. Le voyage avait été agréable en dehors de la Bluegrass country music qui passait en permanence et qui lui donnait le Blues. « Mais l’avantage de voyager de nuit, c’est que les enfants dorment », songea-t-elle. « Ça y est ! La planète rouge…. Toute bleue… »

Elle tapa un numéro sur sa console et sa paire de chaussure arriva dans la boîte conçue à cet effet. Elle regarda ses chaussures. Quand même ces machines étaient efficaces ! Ses chaussures en cuir brillaient tant elles avaient été bien lustrées et elles étaient d’un confort optimal. Oui, c’était vrai. Elle ne portait pas ces nouveaux modèles aux matières novatrices et performantes. Après tout, sur la planète Brown, des méthodes naturelles avaient été trouvées pour augmenter les performances du cuir ; et le résultat en termes de perméabilité, confort, respect des particularités individuelles était quasi-équivalents. Et puis, après tout, ça restait des chaussures. Elle aimait l’aspect du cuir. Sa beauté. Elle regardait ses chaussures dans les moments d’attente. C’était comme une œuvre d’art portative, qui évoluait au fil de la journée. Le cuir n’était jamais pareil. Et puis aussi elle aimait à se dire qu’elle participait au financement des mesures du maintien du bétail traité de manière décente, en semi-liberté dans des parcs naturels et supervisés par des robots qui s’occupaient de leur bien-être et de leur santé, entre autres. Elle se le disait à chaque fois qu’elle passait devant un champ de ces nouveaux bovidés à la peau épaisse et au museau plein d’herbe fraîche.

Arrivée sur la planète rouge, sa cousine et sa fille Violette lui reprochèrent ses chaussures bizarres et elles l’obligèrent, à coup de recommandations infinies où elle ne pouvait pas en placer une, à porter des chaussures aux textiles novateurs mais bleus. Les enfants eux, étaient ravis à l’idée d’avoir de nouvelles paires de baskets. Elle finit par les mettre tout en le regrettant amèrement. Elle savait que sa cousine et sa fille, vivant là, n’avaient pas la liberté de pouvoir porter des chaussures en cuir. Quand un être humain subit des règles absurdes, il décharge son stress en les faisant subir aux autres, et les perpétuant du même coup….

Socrate disait au jeune homme qui veut apprendre à philosopher doit savoir qu’il ne sait rien ou que ce qu’il sait n’est rien. On croyait qu’ils étaient maintenus dans l’ignorance pour accepter la bluein. Mais ce n’était pas ça. C’était les habitants eux-mêmes qui votaient pour des représentants qui les maintenaient dans leurs fausses croyances et les confortaient en ajoutant des thèses qui allaient dans leur sens juste parce qu’ils refusaient de regarder leurs erreurs passées. Ils préféraient encore la prison de l’ignorance à la liberté, la santé et la responsabilité personnelle qui les accompagnent. Clémentine se rappela qu’autrefois, elle devait voter pour des représentant. C’était pour elle, comme faire un chèque en blanc. Comment savoir ce que cette personne allait faire ?

« C’est absurde », pensa Clémentine. « Elles creusent leur propre tombe, et en plus, elles sont satisfaites ». Mais elle céda quand même et enfila les chaussures, pour avoir la paix. Une paix illusoire, mais une paix quand même. Au moins, elle, elle n’obligerait personne à porter des chaussures…. Surtout quelqu’un avec un problème au genou !

Sa cousine et sa fille n’avaient ni module ni tricycle robotisés. Une voiture. Mon dieu ! Clémentine savait-elle encore les conduire ? Elle préféra marcher jusqu’à la préfecture. Elle sentit la pollution lui entrer par le nez, elle vit l’herbe bleue, qui était devenue la plante urbaine la plus répandue. Où était la diversité des plantes qu’elle avait l’habitude de voir, même en ville ? Sa cousine avait gentiment proposé de garder les enfants. Elle était reconnaissante mais inquiète aussi. Est-ce qu’ils allaient manger des sucreries bleues ? Est-ce qu’ils allaient jouer sur un de ces tas de déchet bleus qu’on voit partout ? Clémentine se dit qu’elle aurait mieux fait de les envoyer en camp de vacances… Elle avait oublié à quel point on ne pouvait pas échapper à la bluein. Ou peut-être que ça s’était empiré ?

Arrivée à la préfecture et après avoir attendue une demi-heure, elle présenta le dossier complet qu’elle avait rempli sur la planète Brown. Tout y était, radio du genou, information sur la santé générale avec des mesures précises, tests de vue et d’audition et même une épreuve de conduite qu’elle avait réussie. Elle précisa qu’elle ne circulerait que sur la planète Brown. Le fonctionnaire n’ouvrit même pas le dossier.

« Allez au bureau 4 et prenez un ticket. Un médecin va vous recevoir. »

Elle prit son ticket. Il y avait 20 personnes avant elle. S’il passe 15 min par patient, ce qui paraît déjà rapide pour évaluer l’état de santé de quelqu’un, cela fait 5 heures… Il devait y avoir un truc…

Effectivement, le numéro changeait toutes les 5 minutes. Elle attendit donc une bonne heure puis un bip retentit et se fut son tour.

Elle présenta le dossier complet qu’elle avait rempli sur la planète Brown et il lui coupa la parole.

« Etes-vous malade ? » demanda-t-il.

Clémentine se dit qu’il valait mieux dire « non ».

« Pourquoi êtes-vous ici ? »

« Pour renouveler mon permis de conduire. Je profite d’une visite à ma famille. » se sentit-elle d’ajouter.

« Bon, si vous le permettez, je vais me concentrer pour remplir votre formulaire. »

Elle attendit peut-être trois minutes puis fut expédiée. Un coup de tampon de l’administration et le tour était joué. A quoi servaient ces gens ? Comment se sentaient-ils en rentrant le soir ? Comment pouvaient-ils supporter d’appliquer des règles absurdes et de faire du sale boulot juste parce qu’ils n’avaient pas de temps ?

« Arrête de te torturer », pensa Clémentine, « tu ne comprendras jamais la planète rouge ».

Une fois rentrée, elle vit sa cousine ranger les courses. Elle avait tellement de placards ! Que d’espace de perdu. Pourquoi cette obstination à ne pas utiliser de robots, Elle leur parla de son robot qui rangeait tout en colonne dans le séparateur d’étage et qui gérait les stocks en fonction de ce qui était utilisé. Cela participait aussi à la bonne isolation phonique qu’il y avait entre les étages. Elle n’entendait jamais ses voisins. Et avec sa terrasse aménagée en jardin, elle était comme dans une maison. Juste au 54ème étage. Mais les barrières étaient parfaitement sûres… Il y avait des toboggans d’urgence et des parachutes à gogo. Il y avait même des filets tous les 10 étages. Et puis, les jardins, ça avait été une révolution sur la planète Brown car il n’y avait presque plus de gaspillage de nourriture….

Sa cousine lui répondit qu’il fallait bien maintenir les emplois des éboueurs qui avaient des emplois très respectables….

Elle prit des plats industriels, un par personne, et les mit dans l’accélérateur de particules. C’était le nouveau nom que les industriels avaient trouvé pour les micro-ondes. Tout le monde sur la planète s’était rééquipé, à leur plus grand profit et aussi au profit des déchetteries où les vieux micro-ondes croupissaient.

Clémentine ouvrit le plat préparé ; il y avait des taches bleues.

« C’est pour remplacer le sucre, ils mettent de la bluein ; il n’y a plus de diabète depuis qu’on l’utilise. Tu vois, nous aussi on innove sur notre planète ! » commenta la cousine.

Cette mesure avait fait disparaître le diabète sur la planète… Plus personne ne connaissait cette maladie. Par contre, nombre étaient ceux qui avaient des organes supplémentaires. Ça n’avait pas l’air de poser de problème, au contraire, les habitants trouvaient cela pratique… Clémentine n’en revenait pas.

Elle prétexta ne pas avoir faim et pria, oui, Clémentine pouvait être irrationnelle elle-aussi, donc elle pria pour que le plat ne plaise pas à ses enfants et qu’ils n’en redemandent pas !

« Et en plus c’est bon », ajouta Violette, la fille de la cousine….

« Demain, je cuisine », proposa Clémentine à ses hôtes.

Le lendemain, Clémentine se leva tard, vers 11h. Sa cousine était vraiment sympa de s’occuper des enfants comme ça. Elle lui avait laissé une note :

« Salut ! Nous sommes au parc. Peux-tu préparer la salade STP? Bizzz. Bleuenn»

Bleuenn faisait pousser la salade sur son toit. Clémentine eut beaucoup de mal à choisir la plus belle. La salade était verte, ça c’était chouette, mais tachetée de bleue. L’évier étant encombré; Clémentine décida de faire la vaisselle. Elle ouvrit un placard pour ranger les assiettes. Il était tellement bondé que trois paquets de biscuits ainsi que de la poussière bleue lui tombèrent sur la tête. Clémentine réduit en miettes un paquet de biscuits qui l’assaillait après avoir effectué un geste de Karaté. Clémentine était étonnée que ses réflexes de défense soient toujours là. Elle se sentit rassurée aussi. Quand on pense que pendant deux cents ans, en dehors de quelques dojos traditionnels, le karaté s’était calqué sur la boxe ; sport de barbare et de compétition.

« Mais ce n’est pas possible ! », gambergea-t-elle, « On peut quand même utiliser un minimum de robotique ! Un distributeur personnel c’est pas mal. Cela permet de gagner de la place tandis que la machine stocke tout de manière optimale dans le séparateur étage. Et ça éviterait de se battre avec la nourriture… Tiens, justement. La salade… »

Clémentine la tria les feuilles puis se dit qu’il n’en restait plus grand-chose, une fois les parties bleues enlevées.

Sa cousine arriva alors.

« Oh ! merci pour la vaisselle. Mais qu’as-tu fait avec la salade ?! Il n’en reste presque plus… » demanda-t-elle déçue. Puis, tout en enlevant les manteaux des enfants elle ajouta :

« Pourquoi tu ne te teintes pas les cheveux dans une belle couleur. Il y en a plein. Indigo, turquoise, azurin, majorelle, cyan, Cobalt, ardoise, tiffany, bleut ? »

Clémentine se demanda si c’était de la provocation.

« Tu sais que je tiens une boutique de cosmétiques naturels ? »

« Oui, et alors ? »

« C’est pas possible de s’aveugler de cette manière … » enragea Clémentine. « Ça veut dire que ce sont des plantes et autres produits naturels qui servent à teinter les cheveux. D’ailleurs la phytothérapie, qui a fait un bond en termes d’efficacité, et les produits naturels sont plus efficaces dans pas mal de cas que les produits industriels… et ils respectent l’environnement. »

« Mais celui qui est cyan est fait avec de l’herbe bleue urbaine…. C’est naturel… »

Clémentine resta bouche bée et se tût. Elle n’avait plus du tout envie de communiquer. De toute façon, elle connaissait quatre autres langues qui lui servaient à parler à des gens qui savaient ce qui était naturel et ce qui ne l’était pas….

« Qu’as-tu fait avec les biscuits ? Tu sais, ils ne tombent pas du ciel ; nous, on travaille dur ! On ne peut pas se permettre de gaspiller des salades et des biscuits comme ça… »

Clémentine se dit qu’après tout, littéralement, les biscuits lui étaient presque tombés du ciel….

« Violette est en train de travailler, là en ce moment-même, et toi tu gaspilles… » ajouta-t-elle.

Elle parlait du gaspillage de son petit budget, bien sûr. Elle ne pensait pas à l’impact sur sa planète. Sa consommation de plats préparés industriels représentait un gouffre de gaspillage de matières premières utilisées et aussi de pollution. Elle avait décidé de ne pas s’en soucier, de s’aveugler. Clémentine pensa à son jardin, dans sa tour, avec ses robots qui lui préparaient des plats frais et de saison.

« Ta fille est serveuse dans un petit vaisseau spatial. Elle s’écrase à longueur de journée et elle n’a que treize ans. Qu’est-ce que tu lui apprends au juste ? »

« A vivre ensemble. Il faut garder le sourire et trouver les moyens de vivre avec tout le monde. C’est ce qu’il faut faire. »

Clémentine se dit qu’elle avait beaucoup de chance. Elle n’avait pas à s’écraser devant les plus forts, ceux qui pouvaient se payer un billet dans un petit vaisseau spatial étaient bien les plus puissants. Mais Clémentine n’aurait pas à envoyer ses enfants travailler si jeunes. Le système de coopérative de la planète Brown permettait à chacun de coopérer en fonction de ses moyens, et contrairement aux idées reçues ; quand cette idée avait été mise en place, une tonne d’idées nouvelles étaient arrivées. Chacun était écouté quand il avait une idée pour améliorer les choses ; les décisions étaient prises collectivement, après débat. Cela était certainement une conséquence d’un système éducatif à l’écoute des élèves, d’une médecine de pointe y compris au niveau psychologique et psychiatrique et du fait que les votes, que ce soit au niveau de la planète ou au niveau des coopératives, se faisaient à l’initiative des citoyens (il fallait une pétition signée par 3% de la population pour pouvoir demander le référendum) et il s’agissait toujours de voter pour les idées. Etonnement, cela fonctionnait. Probablement parce que tout le monde avait intérêt à ce que les coopératives fonctionnent puisque leurs revenus et leur bien-être en dépendaient. Et c’était une idée répandue qu’en travaillant pour le bien commun, on améliorait son propre niveau de vie. Il fallait dire que cette planète avait une des meilleures conditions de vie que les autres, donc ça devait sûrement être vrai. Bien sûr, il y avait des resquilleurs. Les psychologues s’occupaient d’eux. Parfois ils étaient considérés comme invalides, parfois le psychologue les aidait à retrouver une place dans cette société ; et à mieux la comprendre.

« Tu ne connais ni la démocratie, ni la liberté », ajouta Clémentine amère mais sur un ton neutre car elle ne souhaitait pas attaquer sa cousine.

« Bien sûr que si ! Nous venons à peine de voter pour le nouveau président de la planète rouge et il a réduit de 2 heures le temps de travail. Tu vois, on va avoir plus de liberté ! »

Les enfants prirent alors le dessus dans la conversation.

« Maman, pourquoi Bleuenn elle a onze doigts ? » demanda Sonny.

Clémentine ne sut que dire.

« Parce que c’est plus pratique, je peux faire plus de chose… »

« Moi, je veux un troisième œil, comme le monsieur au parc » ajouta Alba, « pour mieux y voir ».

« Ne t’inquiète pas, ma chérie. Je veillerai à ce que tu y vois plus clair que lui. »

Puis ils se mirent à parler des pays et des capitales de la planète rouge.

Le fils de Clémentine s’appelait Sonny. Elle aimait beaucoup ce nom. C’était un vrai rayon de soleil ce garçon. Et puis, il était bien soigné sur la planète Brown. Un robot s’occupait de lui en permanence et il y avait eu une intervention sur ses gènes. Et Alba, sa fille, tellement pure et blanche ! Finalement, ceux qui se soumettaient sur la planète rouge étaient bien plus fermés au monde extérieur et dans leur bulle que Sonny qui était autiste. Elle savait qu’il s’ouvrait au monde et qu’il serait libre.

Sonny: What about the others? Now that I’ve fulfilled my purpose, I don’t know what to do.

Detective Del Spooner: I think you’ll have to find your way like the rest of us, Sonny. That’s what Dr. Lanning would’ve wanted. That’s what it means to be free.

I robot (2004)

Aurianne Or



To read this story in English, click here: https://aurianneor.tumblr.com/post/178856676755/license-on-the-red-planet-a-science-fiction/embed


Bluegrass country music: Flatt & Scruggs – Keep on the Sunny Side: https://youtu.be/jCbhM_Ud3YA 

Foot massage à กาญจนบุรีhttps://aurianneor.tumblr.com/post/166876296355/foot-massage-à-กาญจนบ-ร-soffrir-un-massage-des

Homme à barbe: https://aurianneor.tumblr.com/post/166258001410/homme-à-barbe

How Juliette met Shakespeare: https://aurianneor.tumblr.com/post/162083312555/how-juliette-met-shakespeare

Théâtre de rue: https://aurianneor.tumblr.com/post/161128273180/théâtre-de-rue

Dinosaure sur la route: https://aurianneor.tumblr.com/post/168470355765/dinosaure-sur-la-route-ah-il-faut-quand-même


Explosion Volcanique : https://aurianneor.tumblr.com/post/168251271985/explosion-volcanique-oh-non-quel-désastre

Retournons-nous: https://aurianneor.tumblr.com/post/185834980780/retournons-nous-retournez-vous-et-prenez-une

Turn: https://aurianneor.tumblr.com/post/185904858185/turn-look-back-and-take-a-picture-of-the-earth

Restaurant sur un plateau

J’suis allé au resto

Avec mes deux petiots.
Il était 18h45, 
On a attendu sous la pluie.

Sésame, ouvre toi.. St’plaît, allez!
Le palais des saveurs a ouvert ses portes à
19h pétantes, 
Pas une seconde avant.

Serveurs débordés;
Pas moyen de commander;
Faut dire qu’ils sont débiles ou quoi:
Y en a que deux!

Venez mes chéris, on s’en va!

Je sais,…, vous voulez un dessert,
Mais là, ils ont mis 45 minutes
Juste pour amener la carte;
Et ça fait 20 minutes qu’on fait signe
Pour qu’on prenne notre commande.
C’est mal barré.
Vous comprenez pas…. C’est normal… Mes Chéris, vous êtes trop petits…
On va prendre le gâteau au chocolat mais
Ailleurs….

Deuxième resto, 
“On ne sert pas que les desserts, il faut aussi prendre un plat;
sinon, on ne vous accepte pas”.
C’est vrai, c’est la règle d’or, j’avais oublié.
Mea culpa.

Troisième resto, le lendemain midi,
On arrive à 11h55
Soit seulement 5 min à faire le pied de grue, 
Dehors, 
Avec les petits,
Sur  sur un trottoir étroit,
A regarder à travers la vitrine
Le personnel du restaurant manger tranquillement leur repas, entourés de tables vides. 
ET nous, on n’a même pas droit à une table avec un verre d’eau?Bougez pas les enfants! 
On joue aux statues? Non, vous voulez pas?
Une fois les fesses au chaud, on attend 30 minutes pour avoir le menu…
Même pas d’eau sur la table.
ça suffit, 
On débarque de ce naufrage.

Le soir….
Coriace, je persiste à tenir la promesse du resto aux enfants.
Je ne cèderai pas au McDo.
On arrive à 18h58; ouf! Que deux minutes d’attente.
Mais les petits ont les crocs.

“Quand est-ce qu’on mange?”
Et ça y est, encore 40 minutes pour la carte.

Quatrième resto, 
Non, à 13h il n’ont plus rien à manger… ???!!!

Heureusement que j’ai des supers fraises à la maison et même de la polenta! 
C’est la super fête! 
En plus, même si je suis riche, j’en ai marre d’être traité comme du bétail. Je préfère cuisiner, c’est plus gratifiant.

Mais quand même, je suis obstiné et veut voir mon pays d’origine réussir au moins une fois.
Cinquième resto… C’était 18h40.
“On peut manger?” 
“Oui, oui. Restaurant, ici manger”, nous a répondu la serveuse du resto chinois comme si on était de gros débiles… Chez eux, au moins, on peut manger! C’est la fête!

Je croyais qu’il y avait une crise économique!
Le tourisme est une grosse industrie, pourquoi la freiner?
Que se passe-t-il?
Pourquoi les restaurateurs font-ils tous pareil et les serveurs marchent tous à ce même pas martial, respirant du stress à gogo?
Le chi-kong, ça doit bien marcher…

Toutes ces lois, toutes ces règles, toutes ces traditions
Ne pensez-vous pas qu’il faut les revoir?
Que penser de la démocratie directe? Dans mon pays ET vite! Et aussi dans les autres pays!

Que penser du revenu de base universel pour plus de liberté, plus d’intelligence et plus de diversité à l’économie de mon pays! Plus de liberté pour les employeurs, plus de sécurité pour tout le monde, moins de stress et plus de possibilité de prendre des risques donc d’innover. Et aussi dans les autres pays!

Défendons nos valeurs, ne nous laissons plus piétiner. Discuter dans son salon entre amis ne suffit plus. Réfléchissons à comment bouger et changer les choses efficacement.
Ecrivons, faisons des images, re-tweetons/blogons/publions sur internet ou sur ce qui nous plaît, documentons-nous avec de l’information de qualité (sources fiables, documentés, avec des preuves scientifiques, des études et des chiffres).
Inspirons-nous des révolutions récentes (printemps arabes, etc.) et appuyons-nous sur les forts qui sont prêts à nous aider comme l’ONU. 
Visitons des pays qui pratiquent des démocraties directes ou qui fonctionnent, copions leurs bonnes idées et participons aux débats qui vont créer demain (Future of work, Universal Basic Income, Ciné ONU).
Il faut tourner la page
Sinon, on va en bouffer…

Quand chacun a peur et est sous pression, cela développe le chacun pour soi, l’agressivité et l’irrationnel. Le revenu de base universel est pour tout le monde. Pas besoin de classer les gens en catégories, pas de paperasse….. Juste la liberté de se former, de recevoir en fonction de ses besoins et de travailler plus efficacemment… en fonction de ses moyens, en reconnaissant le travail informel qui représente actuellement 60% des travailleurs, pourquoi ne pas les rémunérer comme les 40 autres??; de faire partie de la société, de l’améliorer, d’avoir l’opportunité penser à ce qu’il y a de mieux pour tous et de voter en conséquence. 


To read this in English: https://aurianneor.tumblr.com/post/177399224220/restaurant-on-a-platter-i-went-to-the-restaurant


How to get involved – Sustainable development: https://sustainabledevelopment.un.org/mgos

Travail décent et économie informelle
https://www.ilo.org/public/french/standards/relm/ilc/ilc90/pdf/rep-vi.pdf

More than 60 per cent of the world’s employed population are in the informal economy: https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_627189/lang–en/index.htm

Le bâton: https://aurianneor.tumblr.com/post/158465410495/le-bâton?is_related_post=1

Les espoirs XXXVII: https://aurianneor.tumblr.com/post/169004912510/les-espoirs

Fais: https://aurianneor.tumblr.com/post/174883268665/fais

CV – Contre Velléité: https://aurianneor.tumblr.com/post/178415523510/cv-contre-velléité

A mon amie qui ne porte pas de voile: https://aurianneor.tumblr.com/post/162083281080/a-mon-amie-qui-ne-porte-pas-de-voile

Poils: https://aurianneor.tumblr.com/post/173357380520/poilsOh! C’est Haut!: https://aurianneor.tumblr.com/post/173055979070/oh-cest-haut-jai-travaillé-au-salon-de-lauto

Le piston à sa Maman: https://aurianneor.tumblr.com/post/173827202170/le-piston-à-sa-maman

La recherche sur les médicaments est passée du secteur public au secteur privé juste avant la Seconde Guerre mondiale, avec l’idée qu’une impulsion économique permettrait la découverte de plus de médicaments. Les consommateurs ont naturellement supposé que les grands groupes pharmaceutiques garderaient à l’esprit l’objectif d’une santé meilleure et pour tous, en supposant qu’ils avaient des valeurs humanitaires… 

Ce n’est pas ce qui est arrivé.

Les grandes sociétés pharmaceutiques sont motivées par le profit. La recherche et le développement (R&D) pourraient générer des bénéfices mais seulement sur le long terme (plus ou moins 10 ans). L’industrie a fait du lobbying auprès des politiciens pour qu’ils imposent des essais cliniques, mais ce n’était qu’un moyen pour les grandes sociétés pharmaceutiques de protéger leur marché pour plusieurs raisons. 

D’abord, ils sont indéniablement très coûteux à réaliser ce qui exclut de fait les petites structures qui ne peuvent pas se les payer. 

D’autre part, ces tests sont menés dans des pays où l’application de la loi est médiocre et où la corruption élevée a des effets désastreux sur la santé de la population: en gros, les médicaments sont testés sur des êtres humains sans que les principes de dignité humaine soient respectés.

Enfin, la financiarisation de l’industrie pharmaceutique, dans les années 1980, a conduit les sociétés pharmaceutiques à se concentrer sur les profits à court terme. Ils ont atteint cet objectif en réduisant la recherche et le développement (R&D),  en augmentant les prix  et en se concentrant sur les profits des actionnaires (plutôt que sur l’éthique et les stratégies à long terme). Des intérêts à court terme en faveur des actionnaires ont prévalu. Cela a même été jusqu’à  nuire aux intérêts économiques des laboratoires médicaux à long terme. La R&D est essentielle pour guérir les maladies existantes mais aussi pour traiter les infections que nous pensions disparues, comme la petite vérole ou la grippe porcine. Les maladies existantes sont revenues sous forme de bactéries résistantes en raison d’une utilisation répandue des antibiotiques.

En 1918, la grippe porcine (H1N1) a tué plus d’êtres humains que toute la première guerre mondiale. Si elle réapparaissait du fait d’une résistance aux antibiotiques, les pertes pourraient être comptées par milliards, compte tenu des moyens actuels de transport.

Les êtres humains sont nourris sans le savoir aux antibiotiques. En effet, depuis 1950, 50% de la production mondiale de ces médicaments est destinée à l’alimentation du bétail (http://www.who.int/bulletin/volumes/93/4/15-030415.pdf) et 70% aux Etats-Unis (http://www.pewtrusts.org/en/research-and-analysis/fact-sheets/2016/12/antibiotics-and-animal-agriculture-a-primer). Sans cela, le bétail ne pourrait pas survivre aux rudes conditions de l’agriculture industrielle. “Face au choix à faire entre la R&D d’antibiotiques que les gens prendront pendant deux semaines et les antidépresseurs que les gens prendront chaque jour pour toute la vie, les laboratoires pharmaceutiques opteront sans hésiter pour la seconde option. Bien que quelques molécules aient été légèrement renforcées, l’industrie pharmaceutique n’a pas trouvé d’antibiotique complètement nouveau depuis les années 1970.”James Surowiecki, The New Yorker.

La solution ne se trouve ni dans les laboratoires pharmaceutiques court-termistes ni dans les gouvernements qui sont facilement soumis à leurs influences.

L’ère de l’information permet à la science de s’ouvrir (Open Science). Les individus et les petits groupes peuvent désormais partager et discuter de leurs recherches. Le CERN a largement contribué au développement de l’Open Science. CRISPR, qui est développé par des entreprises, des universités et des citoyens, est la méthode de guérison la plus prometteuse depuis des décennies.

La législation doit évoluer pour supprimer le fardeau financier des essais cliniques, qui empêchent les plus petites structures de libérer de nouveaux médicaments.

La collaboration scientifique n’est pas nouvelle, elle existait déjà à l’époque de Louis Pasteur. Le début de la collaboration internationale au CNRS est expliqué ici: http://www2.cnrs.fr/fr/169.htm

How can we solve the antibiotic resistance crisis? – Gerry Wright: https://youtu.be/ZvhFeGEDFC8

Bacteria Killers – The Story of Phage Therapy: https://www.arte.tv/en/videos/078693-000-A/bacteria-killers

Concernant la pandémie de grippe de 1918: https://fr.wikipedia.org/wiki/Grippe_de_1918

La Constance du Jardinier de John Le Carré, roman très documenté, traite des essais pharmaceutiques en Afrique: https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Constance_du_jardinier

Les géants de l’industrie pharmaceutique ont réduit leurs recherches sur la médecine psychiatrique de 70% en 10 ans: https://www.theguardian.com/society/2016/jan/27/prozac-next-psychiatric-wonder-drug-research-medicine-mental-illness

Pfizer met fin à la recherche de nouveaux médicaments contre la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson: https://www.reuters.com/article/us-pfizer-alzheimers/pfizer-ends-research-for-new-alzheimers-parkinsons-drugs-idUSKBN1EW0TN

Les effets sur la santé humaine de l’utilisation sub-thérapeutique des antimicrobiens dans les aliments pour animaux: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK216502/

Modèle actuel de financement du développement du médicament: du concept à l’approbation: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK50972/

Open Science est l’avenir du développement de médicaments: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5369032/

Le piège des brevets? Les défenseurs de l’Open Science veulent que la technologie CRISPR soit gratuite: http://www.cbc.ca/news/health/crispr-gene-editing-technology-patent-1.3888259

Changer les modèles de R&D dans les sociétés pharmaceutiques: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4847363/

Une nouvelle loi bipartisane soutient un financement accru et des approbations plus rapides: https://news.harvard.edu/gazette/story/2017/02/the-changes-in-drug-research-testing/

Netflix – Dirty Money (documentaire – 2018) – Saison 1 Episode 3 “Drug Short”


Open Science can save the planet | Kamila MARKRAM | TEDxBrussels

image


How to biohack your cells to fight cancer – Greg Foot https://youtu.be/Mt5C5fhuU_0 via @YouTube