La triste expérience de Radio Mille Collines au Rwanda qui a entraîné le génocide des Tutsis a été longuement analysée et même jugée à la Cour Pénale Internationale. Le jugement conclut à la responsabilité des médias : “The power of the media to create and destroy fundamental human values comes with great responsibility. Those who control such media are accountable for its consequences.” (https://unictr.irmct.org/en/news/three-media-leaders-convicted-genocide). Pour revenir sur cet évènement, réécoutez La Marche de l’Histoire sur France Inter (https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-07-avril-2014)

Certains regardent ça avec horreur, pour d’autres c’est la recette miracle pour avoir de l’audience. La peur fait vendre (https://www.300mots.fr/blog/le-marketing-de-la-peur/). La peur induit un besoin de contrôle et d’information en continu. Fox News entretient depuis vingt ans des peurs exagérées ou imaginaires aux Etats-Unis. Depuis deux ans, la chaîne CNEWS suit le même modèle en embauchant et soutenant Eric Zemmour plusieurs fois condamné pour incitation à la haine (https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/02/cnews-la-strategie-de-la-haine_6054492_3232.html). CNEWS comme Fox News détourne la liberté d’expression pour véhiculer un discours anxiogène générateur d’audience, y compris si les conséquences sont catastrophiques. La liberté d’expression, elle, s’arrête là où commence la destruction des bases nécessaires à la démocratie, notamment la tolérance.

Fiche thématique de la Cour européenne des Droits de l’Homme sur les discours de haine: https://www.echr.coe.int/Documents/FS_Hate_speech_FRA.pdf

Ces chaînes sont privées et 100% de leurs revenus proviennent des spots publicitaires. L’ONG Sleeping Giants (https://sites.google.com/view/slpng-giants-fr/accueil) créée en 2016 aux USA incite à interpeller les annonceurs sur Twitter quand ils achètent sur ces chaînes. Déjà plus de 4000 marques dont 1100 en Europe ont ainsi répondu et renoncé à acheter de l’espace publicitaires sur ces chaînes. 44 ont accepté de boycotter CNEWS qui est devenu déficitaire.

Ne laissons pas s’installer la désinformation, la haine et les conspirations. La loi seule ne suffira pas. Interpellons les annonceurs pour couper le financement de la haine.

Page blanche

Ne pas avoir d’idées, mais avoir un stylo…

Comme un marteau qui cherche son clou
Le stylo cherche ses mots.
Le silence. La page blanche.
« Il faut que je fasse bien », pensée qui me censure…
La vaincre, c’est retrouver la liberté d’expression
Dont nous avons tous besoin.

Changer d’activité ?
Non, non, rien à faire.
Le stylo fait de l’œil dans l’œil de celui qui a le stylo.

Tels dans une danse, ils se cherchent.
Tels dans une danse, les idées bercent
Le cerveau de celui qui a l’œil et les idées.
Telle une danse, chaque mot bien pensé
Telle une danse, chaque pas bien ajusté.

Victoire, ça y est !

Il prend le stylo
Et le papier
Les mots vont pouvoir virevolter
Et dessiner leurs petits tourbillons
Sur la page
Blanche ?

 

Aurianne Or

 

Avant les Gilets Jaunes, l’agression planifiée

Affaire Benalla : la vidéo qui accuse: https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=PgjUeK6lCJk&feature=emb_logo

La vidéo ci-dessus date du 1er mai 2018

Sous Nicolas Sarkozy, il y avait déjà la promotion des policiers violents comme Didier Andrieux par exemple.

Il avait déjà été signalé par ses collègues policiers: https://actu.orange.fr/france/toulon-les-anciens-collegues-du-policier-mis-en-cause-avait-signale-son-comportement-a-leur-hierarchie-magic-CNT000001bNILt.html

Le Parisien rapporte: «Après plusieurs réunions de groupe ou réunions de commandement, nous avons constaté des troubles du comportement de la part de notre chef de service ». Nous sommes le 20 décembre 2007, une douzaine de policiers du Groupe d’intervention de la police nationale (GIPN) de Marseille, dont le n°2 du service, se fend d’un « compte rendu d’information » pour dénoncer les dérives de leur patron.
… Didier Andrieux a été promu commandant et a reçu la Légion d’Honneur alors que ses collègues ont été mutés dans la brigade de leur choix pour acheter leur silence et ce, malgré sa mise à pied et sa sanction “la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Elysée”. « C’est une injustice. Nous avons été humiliés, sacrifiés alors que Didier Andrieux, grâce à ses réseaux et son entregent, est sorti par le haut » explique l’ex-policier aujourd’hui à la retraite. http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-lourd-passe-du-policier-violent-de-toulon-08-01-2019-7983759.php#xtor=AD-1481423553

Ce phénomène s’est amplifié depuis l’élection d’Emmanuel Macron qui promeut, fait élire député et s’entoure d’agents violents: https://www.valeursactuelles.com/politique/incontrolables-violents-intouchables-les-7-racailles-de-lelysee-97470

Sur cette vidéo Le Monde, vous pouvez voir un civil, Alexandre Benalla se livrer à de la violence gratuite pendant que des policiers repoussent les passant pour lui laisser le champs libre. Ceci s’est produit le 1er mai 2018, lors d’une manifestation d’un pacifisme exemplaire et bien avant les contestations, les revendications et les manifestions de la population puis des Gilets Jaunes.
https://www.youtube.com/watch?v=PgjUeK6lCJk

La dernière vidéo montre que le commandant de police Didier Andrieux a, sans surprise recommencé le 5 janvier 2019 à Toulon lors d’un défilé de Gilets Jaunes: https://www.youtube.com/watch?v=dr7jyAtryQ4

Ceux qui prétendent seulement réagir aux manifestants s’étaient préparés à l’escalade de la violence bien avant.

Didier Andrieux et Alexandre Benalla sont loin d’être les seuls dans cette situation. La police a promu de manière systématique les personnes les plus violentes et avec le moins d’éthique, et ce, bien avant le début des actions des Gilets Jaunes.

Il est clair que c’est l’Elysée qui a orchestré la violence. Il y a même un député extrêmement violent. Le Figaro : http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2017/09/13/25001-20170913ARTFIG00092-boris-faure-temoigne-m-jid-el-guerrab-aurait-pu-tuer-il-reste-depute.php

Depuis l’éclosion du mouvement des Gilets Jaunes, les images montrant des policiers s’en prennant à des personnes non agressives et n’ayant même pas le soin de se défendre pleuvent sur internet. A ceux qui accusent les Gilets Jaunes ne trouveront que peu d’exemples pour illustrer leurs dire.

Alors oui, le mouvement est pacifiste. Mais quand on est agressé de la sorte, il est normal de se défendre!

Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible rendront une révolution violente inévitable.

STOP!

Quelques images du comportement inadmissible de certains policiers : https://streamable.com/v4bi0

Une arme aux mains des citoyens, qui pourront filmer d’éventuelles violences policières et stocker instantanément les images dans un serveur sécurisé: https://www.francetvinfo.fr/live/message/5e6/ca0/158/256/bf3/9d2/7e0/370.html

La preuve qu’on sait ne pas se battre quand la force est illégitimehttps://aurianneor.tumblr.com/post/173442250610/la-preuve-quon-sait-ne-pas-se-battre-quand-la

Pétition à l’ONU conformément à l’objectif de développement durable n°16 “paix, justice et institutions fortes” (https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/ …), pour le Référendum d’Initiative populaire: signez ici: http://chng.it/TXCknMhm  et transmettez-la à vos amis.

L’ONU interdit à la France l’usage des grenades et lanceurs de balles car cette violence d’Etat dissuade les gens de manifester pacifiquement.

Rights of ‘gilets jaunes’ protesters in France, ‘disproportionately curtailed’, say UN independent experts | UN News

https://news.un.org/en/story/2019/02/1032741

Les rouges et les jaunes: https://tmblr.co/ZprwNe2f4zmpn

Main tendue: https://aurianneor.tumblr.com/post/181769674190/main-tendue-appel-à-la-poursuite-de-la-lutte

Le levier économiquehttps://aurianneor.tumblr.com/post/181291168120/le-levier-économique-charles-stewart-parnell?is_related_post=1

4600 policiers exténuéshttps://aurianneor.tumblr.com/post/180712593925/4-600-policiers-exténués-pour-encadrer-les

SOS démocratie, police, armée: https://aurianneor.tumblr.com/post/180987778985/police-armée-manif-des-policiers-je-suis-gilet

Etait-ce un robot 
ou une Intelligence artificielle ?
Qu’est-ce que ça change…
Ce ne sont plus des êtres humains 
Qui décident de notre liberté d’expression…

Le message indiquait que mon extrait de 2 minutes 20 d’un film de 3 heures 27
Ne pouvait pas être diffusé. 

La raison invoquée 
Les droits d’auteurs…  
Le film date de 1954;
90% des personnes 
Ayant travaillé sur ce film japonais 
Sont déjà réincarnées…

En plus, c’est un grand classique ce film,  ️
Et à petit budget.
Il a certainement déjà été rentabilisé 
500 000 fois.

Je ne comprends pas.

Non, tu ne comprends pas,
C’est pas pour ça. 

Un million de post par jour sur YouTube 
C’est inhumain.
La machine t’a juste envoyé 
Un message automatique.
C’est une machine;
Elle ne le comprend pas.
C’est juste qu’elle a vu 
Dans ton nom de fichier 
Que le film tu l’avais
Téléchargé 
sur Pirate Bay.  ‍☠️

Pourtant j’avais tout renommé 

Sauf au moment de télécharger…

Mais alors, comment je fais 
Pour partager 
Mon émotion face aux valeurs 
De ces septs samurais ?
L’humilité, la bonhomie, l’honnêteté, l’amitié, l’humour…

Netflix ou Amazon?
J’suis d’accord de payer 
Mais pas de me faire arnaquer;
Soit par un catalogue minuscule et consensuel 
Soit par des prix exagérés !

D’ailleurs pour les livres
Y a bien Kindle.
Les classiques sont gratuits,
Et les plus récents 
Ont des prix intéressants…

Et d’ailleurs pourquoi
N’y a-t-il toujours qu’une seule plateforme par service.
La concurrence est tellement petite qu’elle est comme inexistante.
You Tube et?
Google et?
Kindle et?
Netflix et?
Facebook et?
Twitter et?
L’uniformisation, ça commence à me gonfler…

Et le cinéma, pourquoi on ne peut pas se le payer
Alors que les salles sont vides?
Et la plupart des films 
qui y sont présentés sont faits par des gens 
bien plus riches que moi!

La culture c’est précieux 
Il faut la défendre 
Et c’est pas des robots qui vont le faire.

Sur Pirate Bay
T’as quasi tout…
Mais comme c’est illégal 
Pour se financer 
Ils n’ont que des partenaires 
Dans l’illégalité.
Ça ne me plaît pas des masses
Cette pub aguicheuse dans les coins
faîte pour arnaquer.
Est-ce bien la meilleure façon qu’on a
De défendre la culture cinématographique ?
Est-ce à petit groupe de jeunes Suedois
De défendre seuls cette culture?
Ah pardon, ils ont aussi le soutien d’un petit parti politique,
Pour avoir l’immunité Parlementaire…

Le cannabis
La prohibition 
Pirate bay
Shut! On ne peut pas en parler.

Qui nous vole notre liberté d’expression?

Avec toujours la même raison :
Les droits d’auteurs
Alors que la plupart du temps 
Ils sont astronomiquement 
Plus riches 
que nous!

Si c’était légal,
On pourrait en discuter. 

Et arrêter de laisser les autres 
Décider de notre culture.
Ce serait juste 
Comme pour Kindle..

Pourquoi les Américains et quelques Suédois 
Font-ils la loi 
Au niveau mondial ? 

C’est notre culture.
La culture.
La liberté d’échanger des points de vue différents ,
Parler 
Écrire ✍
Lire 
Dessiner ✏️
Regarder 
Ecouter 
Voyager ⛵
Jouer de la musique 
Chanter 
Filmer 
Publier 
Consulter 

 

 Aurianne Or


Si, si; ça arrive en vrai… Un exemple parmi d’autres:

The ads of your video will go to the copyright owner (The video is a film review).

Les publicités de votre vidéo iront au propriétaire du droit d’auteur (la vidéo est une critique de film).

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Seven Samurai – Movie Review –
Chris Stuckmann: https://youtu.be/5FBCBsjaJnQ

TPB AFK – The PirateBay Away From Keyboard: https://youtu.be/eTOKXCEwo_8

——————————————————————————————————-

AI – Artificial Intelligence: https://aurianneor.tumblr.com/post/168106796560/ai-what-a-surprise-to-find-a-comic-strip-on

Robots (2015): https://aurianneor.tumblr.com/post/169949059810/robots-2015-imdb

–  Médias français, qui possède quoi? – Le Monde diplomatique: https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/PPA

– La rédaction du “Figaro” dénonce l’omniprésence de Serge Dassault: http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2008/10/01/la-redaction-du-figaro-denonce-l-omnipresence-de-serge-dassault_1101707_3236.html#m2IE6d1GAKw9yIA5.99

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Le père de Fanfan l’emmenait, elle et son frère au festival d’Avignon. Non pas par amour du théâtre mais parce que le parc des jardins du Palais des Papes devenait impraticable pendant cet événement puisque Fanfan passait devant avant de s’y rendre et qu’elle le suppliait toujours de rester. Cela ne lui déplaisait pas non plus et il était aisé pour lui de voir que ses enfants étaient émerveillés par l’ampleur de l’évènement. Et il y avait de quoi ! Tous ces gens qui jouaient dans les rues ; les uns à côté des autres ; si serrés que lorsque l’on regardait un spectacle, on entendait également celui de droite et celui de gauche en même temps. Une sorte de stéréo qui n’était en aucun cas une gêne. L’être humain est doté d’un formidable organe du nom d’oreille sélective. Les enfants, eux, étaient absorbés dans les histoires qu’ils vivaient autant que les acteurs toutes les intrigues. Fanfan ne manquait pas de subir de brusques retours à la réalité et de planer un peu avant d’atterrir pour revenir au quotidien. Les premières années, ils n’allaient que sur la place du Palais. Puis, années après années, le phénomène s’étendant dans toutes les rues du centre-ville d’Avignon, ils profitaient de l’ensemble du spectacle, de toute l’ampleur de l’évènement. L’ambiance était un peu celle des fêtes de Bayonne sauf que l’ivresse venait des spectacles et non de l’excès de boisson. Et cette foule ; qui permettait à peine de circuler… Ils ne choisissaient plus ce qu’ils regardaient ; ils étaient embouteillés devant tel ou tel spectacle. L’aventure était extrêmement plaisante. La surprise d’autant meilleure, même si parfois ils tombaient sur un truc qui ne leur plaisait pas du tout. Et comme j’adore Forrest Gump, le personnage, le film et la bande son, disons que lorsqu’ils allaient au festival, ils ne savaient jamais sur quoi ils allaient tomber. Ce festival était comme une boîte de chocolats et les spectacles qu’ils aimaient étaient d’autant meilleurs qu’ils en avaient vu d’autres qui leur déplaisaient. Et même parfois, c’était ceux qui leur déplaisaient qui avaient un goût qui restait en bouche car ils les avaient interpellés, fait réfléchir et parfois changer d’idée. Ce festival était fait de rencontres inattendues ; et comme dans la vie, c’était sa diversité qui faisait sa richesse. C’était sa diversité qui faisait son intelligence car il n’y a pas de bon et de mauvais goût ; il n’y a que notre goût et celui des autres. La rencontre permet le mariage des saveurs, un liant entre les différents êtres humains de tous âges, toutes origines, tous milieux sociaux. C’est là que réside toute sa beauté.

En grandissant, Fanfan avait fini par devenir actrice de ce type d’événements. Lors des fêtes de la musique, elle chantait chaque année dans les rues avec ses chorales ou, à l’occasion, jouait de la flûte. Elle voyait le public qui allait et venait ; comme des vagues de cet océan humain ; s’échouant ici et là, puis repartant. Au début, elle regardait si famille et amis étaient là; mais n’en voyait point… En grandissant, elle se rendit compte que c’était bien parce qu’ils n’étaient pas là que le don de son art, aussi petit soit-il, aussi modeste soit-il, avait du sens. En effet, proposer un spectacle à la sphère familiale ; comme elle le faisait, petite, dans le salon, à la maison, est une prémices nécessaire pour surmonter sa timidité, mais les louanges de la famille et des amis sont forcées. Un public d’inconnus aime ou n’aime pas. Il reste ou il part. Quel honneur quand il reste ! Quel plaisir de pouvoir partager ce qu’on aime ! 

Que ce soient les acteurs d’Avignon ou les enfants de son école de musique, personne n’était payé. Au festival, un chapeau passait à la fin de chaque représentation, mais le père de Fanfan ne donnait jamais rien. On ne partage pas son art pour de l’argent mais par amour de son art, et surtout des autres. Les artistes méritent d’être rémunérés. Mais ils ne le font pas seulement pour être rémunérés sans quoi ils ne peuvent vraiment être artistes. Car chercher à plaire ne laisse place qu’au consensus et le consensus n’est pas le partage de ce que l’on aime, le consensus n’est pas une rencontre sincère. Mais comme l’artiste fait vivre cafetiers, boutiquiers, restaurateurs et hôteliers, il est bien normal de leur reverser une partie de ces recettes. Et les artistes doivent beaucoup travailler pour pouvoir s’exposer. Il faut bien qu’ils vivent.

Petit à petit, le festival d’Avignon s’est renfermé dans ses murs. Quelle tristesse de voir ses rues où la marée humaine avait laissé place à des ruisseaux de taille moyenne qui ne s’arrêtaient plus ; les gens allant d’un point à un autre, les yeux rivés sur des plans et des programmes. Il y avait certes quelques rares animations de rues mais il était évident qu’elles étaient offertes par la ville tant elles cherchaient à plaire au plus grand nombre, finalement devenues déplaisantes pour tous, en dehors des quelques bambins qui n’avaient rien connu d’autre. 

Fanfan ne venait plus avec son père. Tout étant devenu payant, il ne battait plus les pavés de cet événement qui avait pourtant gagné en renommée. C’était la dernière fois qu’elle y mit les pieds. À quand cela remontait-il ? A l’an 2000 ? Fanfan comprit ce que signifiait
« acheteur pour Kiabi sur la zone Asie ». C’était le travail de Rose. Elle parvenait à obtenir des billets pour absolument n’importe quel spectacle, même ceux qui étaient bondés. Eh oui, l’époque des spectacles de rue était terminée ; il fallait maintenant se battre comme des chiffonniers et s’aligner dans de longues queues pour pouvoir assister à un spectacle. Fanfan avait adoré le cirque du soleil et la représentation dans la cour d’honneur du Palais des Papes. Elle y avait déjà été, l’année précédente, voir Nathan le sage  avec son amoureux et le beau-père de celui-ci. Elle comprit quelque chose d’essentiel, ou plutôt plusieurs choses essentielles. 1) Voir un spectacle avec des gens qu’on aime rend le spectacle 2 à 10 fois meilleur. 2) Les spectacles qu’elle avait vus avec Rose étaient tous absolument fabuleux, exceptionnels et elle était très heureuse que Rose lui ait fait ce cadeau. Mais elle préférait largement l’amateurisme où, comme dans une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber ; des fois on aime, des fois on déteste ; mais ça n’est jamais pareil. C’est une vraie rencontre humaine. C’est une rencontre artistique riche même si des fois le ridicule de certains fait rire. Au moins, les acteurs essaient de créer, d’innover et d’être eux-mêmes. Elle préférait cent fois cela au
professionnalisme qui formate, bien qu’il présente des choses qui, il faut le dire, sont très belles ; souvent bien plus belles que ne le seront jamais les performances des amateurs.  3) Elle adorait le pélardon avec du raisin blanc frais qu’elle partageait avec Rose le midi.

Fanfan n’est jamais retournée au festival d’Avignon. Mais elle a étudié le théâtre en classe d’hypokhâgne et khâgne puis à l’université et surtout elle a adoré les représentations de la Royal Shakespeare Company à Stratford-upon-Avon, ville natale de Shakespeare en Angleterre. Elle adorait la ville, elle adorait les théâtres, elle adorait être spectateur. Mais, de nos jours, on n’est plus debout, on ne parle plus, on n’a même plus le droit de manger dans les théâtres. Ça n’a pas toujours été comme cela. Ce type de théâtre a un charme fou, on s’habitue à son style, à sa classe et on finit par oublier que d’autres types de théâtre existent. Son 18, au BAC, Fanfan l’avait eu pour sa performance mais aussi pour son étude de l’espace théâtral. Le jury lui avait demandé, quel espace elle préférait et elle avait
répondu sans hésiter une seule seconde celui où l’acteur construit lui-même son espace en évoluant parmi son public. De nos jours, les seules personnes qui montent sur des caisses ne le font pas pour exprimer leurs opinions politiques, comme c’est le mythe aux Etats-Unis. Ceux qui cherchent à avoir un public dans la rue ne le font que pour mieux mendier ; à l’exception de certains musiciens qui sont les seuls à avoir gardé cet esprit de rencontre artistique : aller chercher le public et créer une surprise. Aujourd’hui, le théâtre passe par des intermédiaires : une salle fermée et payante c’est-à-dire qu’il faut faire des compromis avec les propriétaires de la salle et les exigences économiques. La télévision et la radio qui doivent plaire à ceux qui achètent des espaces de publicité. La publicité dans les journaux, les castings et j’en passe.

Alors, pour finir, j’aimerais vous parler du meilleur show que Fanfan ait jamais fait. Elle en était très fière alors même qu’elle s’était faite siffler par les spectateurs. C’était celui dont elle se souviendrait toujours. Alors, que certainement, ce n’était pas le meilleur moment qu’elle ait passé, et idem pour les autres victimes qui étaient les spectateurs et les autres personnes qui partageaient la scène avec elle. Elle avait brûlé les planches de nombreuses fois ; elle avait fait rêver, elle avait fait passer sûrement de meilleurs moments à pas mal de monde. Mais cette représentation-là, huée de tous, elle restera toujours gravée dans sa mémoire comme l’apogée de tout ce qu’elle avait pu faire. La représentation de l’imprévu est ce qui rend le public le plus interactif. Le public fait partie
intégrante du show. Et ça, c’est précieux.

C’était sa première année à Nîmes et le mois de juin approchait. 1996 était l’année où elle avait dû changer toutes ses activités extra-scolaires. Elle avait découvert le conservatoire de musique où le professeur ne l’avait pas cru quand elle lui avait montré que non seulement elle connaissait Lully à 15 ans mais qu’en plus elle appréciait sa musique. Son professeur lui avait quand même récité la vie et l’œuvre de Lully comme elle l’avait prévu dans son bloc-notes, sans en changer une virgule. Un vrai papier à musique cette femme ! Bien sûr, elle répéta nombre d’éléments que Fanfan venait de lui dire. Quelques semaines plus tard, elle avait rejoint un groupe de rock afin d’abandonner la rigidité du professeur du conservatoire qui lui enlevait tout le plaisir de la musique et histoire de sortir de sa zone de confort. Elle avait fait sensation quand elle avait avoué ne pas connaître Queen, toujours à 15 ans. Le groupe n’en revenait pas et se demandaient d’où elle sortait. Mais leur gentillesse et bienveillance lui avait permis d’apprendre à mieux connaître le rock et aussi d’apprendre l’improvisation, exercice qui était contre-nature pour elle. Le professeur était extrêmement patient. Elle avait également découvert le conservatoire de théâtre de Nîmes et, comme beaucoup, commençait à ne plus pouvoir s’en passer. Elle servait d’accessoiriste et faisait des mini-rôles pour aider ses camarades qui jouaient la fantastique pièce de Boris Vian Les bâtisseurs d’empire. Son mini-rôle préféré étant celui d’un des Schmürz envahissant la scène à la fin de la pièce.

La veille de la fête de la musique, la troupe avait joué en deuxième partie de soirée à l’université de Montpellier dans l’un des amphithéâtres de l’université. C’était en semaine. Il avait ensuite fallu tout ranger, puis ils étaient allés dormir sur des matelas
improvisés chez une des actrices et pris le train vers 6h pour être à 8h en cours au lycée à Nîmes. A midi, Fanfan alla répéter au conservatoire pour une scène de Peer Gynt d’Ibsen, qu’elle préparait avec un autre acteur pour le spectacle de fin d’année. Elle était retournée au lycée puis avait retrouvé le groupe de rock dans lequel elle jouait, en début de soirée, dans un bar qui était bondé pour l’occasion. Quelle jeunesse, c’était un emploi du temps de ministre et elle manquait de sommeil. Le professeur les plaça sur scène. Fanfan était assez sûre d’elle car aux dernières répétitions et à un concert auquel ils avaient participé, avec d’autres groupes, dans un champ, elle avait joué le morceau avec un très joli son. Par contre, son gros point faible et qu’elle n’avait absolument aucune oreille pour s’accorder. Le professeur était débordé car il y avait quelques soucis techniques. Le guitariste proposa gentiment de l’aider.

La musique commença. Très bien jouée par les autres musiciens. Puis, c’était au tour de la flûte de jouer le thème principal. Désastre ! Ils n’étaient pas accordés… Fanfan ne pouvait s’arrêter de jouer pour le faire car elle n’avait absolument aucune idée de ce qu’il fallait faire. Le guitariste continuait de jouer et elle en fit de même. Des sifflements commencèrent à se faire entendre ; pas trop en rythme. Fanfan ne savait que faire. Mais comme ils jouaient The Show Must Go On, elle se dit que le meilleur choix artistique était de suivre les volontés de Freddie Mercury. Après tout, le groupe n’avait pas de chanteur, alors il fallait bien donner du sens au morceau d’une autre manière !

Malgré la foule qui les huait et qui les sifflait de plus en plus fort jusqu’à ce que les musiciens ne puissent plus être entendus ; de quelques coups d’œil furtifs, le groupe décida de finir ensemble le morceau. Ils n’avaient que les notes, certaines justes d’autres fausses, mais ils allaient faire le show coûte que coûte. Fanfan n’avait jamais eu un public aussi participatif. Encore aujourd’hui, c’était un de ses meilleurs souvenirs sur scène.

Pour le plaisir, je vous laisse lire la seule chose qui manquait à leur performance: les
paroles de la chanson.

The Show Must Go On

Empty spaces – what are we living for
Abandoned places – I guess we know the score
On and on, does anybody know what we are looking for…
Another hero, another mindless crime
Behind the curtain, in the pantomime
Hold the line, does anybody want to take it anymore
The show must go on,
The show must go on
Inside my heart is breaking
My make-up may be flaking
But my smile still stays on.
Whatever happens, I’ll leave it all to chance
Another heartache, another failed romance
On and on, does anybody know what we are living for?
I guess I’m learning, I must be warmer now
I’ll soon be turning, round the corner now
Outside the dawn is breaking
But inside in the dark I’m aching to be free
The show must go on
The show must go on
Inside my heart is breaking
My make-up may be flaking
But my smile still stays on
My soul is painted like the wings of butterflies
Fairytales of yesterday will grow but never die
I can fly – my friends
The show must go on
The show must go on
I’ll face it with a grin
I’m never giving in
On – with the show –
I’ll top the bill, I’ll overkill
I have to find the will to carry on
On with the –
On with the show –
The show must go on…

Aurianne Or


Quelle liberté d’expression voulons-nous?

What kind of free speech do we want?

“If the freedom of speech is taken away then dumb and silent we may be led, like sheep to the slaughter”. George Washington

“La liberté d’expression appartient à tous, non à quelques-uns, qui l’outragent”. Raoul Vaneigem

« Madame, bonjour et bienvenue dans notre émission. Vous venez de faire paraître aux éditions bla-bla votre dernier roman qui parle des paysans dans les campagnes et de leurs conditions de vie et parfois même de leur désespoir.

Pourriez-vous me dire comment cela se fait qu’il y ait autant de fautes d’orthographe dans votre ouvrage ?

– Tout d’abord, bonjour. Je suis assez étonnée de votre première question et surtout de votre choix de poser cette question en premier car mon livre parle quand même d’une réalité et d’une souffrance qui sont bien réelles, bien que tout ce que j’ai pu écrire soit complètement fictif.

Bon, si ce qui vous intéresse c’est l’autographe, je vais vous répondre très simplement. Je ne pense pas qu’il y ait de fautes d’orthographe dans mon livre. Je pense que l’orthographe n’est pas le respect d’une succession de lettre que nous impose l’Académie Française. Je pense que savoir écrire, c’est savoir faire passer des messages, savoir exprimer des choses, donner envie aux gens de lire et de s’intéresser à ce qui nous tient à cœur. En laissant ce que vous appelez des fautes, je cherche avant tout à montrer aux gens qu’ils ont le droit de s’exprimer même s’ils font ces fameuses « fautes » d’orthographe, même s’ils ne maîtrisent pas la langue des puissants. En cela, je pense suivre la tradition de Montaigne, qui avait écrit en français, la langue du peuple, plutôt qu’en latin. Je vous rappelle que parmi les locuteurs du français, il y a nombre de gens qui ne maîtrisent pas l’orthographe et qui s’autocensurent par peur de faire ces fautes. De quel droit vous et l’Académie Française traumatisez nombre d’enfants à l’école et nombre d’étrangers qui finissent par ne plus aimer notre langue à cause de la rigidité avec laquelle l’écriture est pratiquée aujourd’hui.

– Non, mais quand même ; quand nous aimons notre belle langue française, nous devons la défendre. C’est respecter un héritage que de respecter l’orthographe !

– De quel héritage parlez-vous ?

– Tous nos grands auteurs…

– Nos grands auteurs ? Je vais vous en parler, moi, de nos grands auteurs. Nous disons bien que le français est la langue de Molière, n’est-ce pas ?

– Oui, c’est bien connu, voyons.

– Quand avez-vous relu ses pièces ou êtes-vous allé les voir au théâtre pour la dernière fois?

-…

– Je peux vous dire que par rapport à la langue de Molière, vous en faîtes un sacré paquet de fautes !

– Mais bien sûr, c’est parce que la langue a évolué.

– Précisément ! Alors pourquoi n’y aurait-il plus que l’Académie Française qui aurait le droit de la faire évoluer. Ce sont ses locuteurs, français et étrangers, qui doivent le faire ; et pas une pseudo-élite qui se donne le droit de bâillonner nos enfants à coups de dictées inutiles. Une langue est faite pour communiquer ; pas pour priver une partie des locuteurs de leur liberté d’expression à l’écrit. Tant qu’on se comprend, je ne vois vraiment pas où est le problème. Et pour vous dire, il y a pas mal de poèmes de cette pseudo-élite littéraire dont je ne comprends pas un mot moi-même qui suis écrivain. Ils essaient juste de nous
faire croire qu’ils sont plus intelligents que nous et qu’ils maîtrisent mieux la langue que nous. Et c’est bien dans ce but que la plupart des règles absurdes du français ont été créé, des origines latines rajoutées. C’était pour pouvoir voir en un coup d’œil si quelqu’un avait fait des études. Et j’ai bien peur que ce soit encore le cas ! Eh bien, je pense que puisqu’ils sont si exclusifs ; ils n’ont qu’à rester entre eux, et se comprendre entre eux ; c’est leur droit, leur liberté. Mais qu’ils ne viennent pas nous imposer leurs standards !

Et pour finir, je vous fais remarquer que l’anglais est la langue de Shakespeare. Eh bien, ses pièces ne sont pas écrites dans une orthographe fixe ! Et le texte joué tel quel est incompréhensible pour quelqu’un qui ne connaîtrait que l’anglais moderne.

Alors, je vais vous dire, si je fais des fautes selon vos critères, vous en faîtes de bien plus grandes selon les miens : vous participez à une manipulation visant à ce que la population s’autocensure.

– Vous avez fini ? … On ne vous arrête plus…. Vous êtes passionnée….

– Oui, et alors ?

– Hum… Je vais vous poser ma question suivante. Vous êtes-vous fait violer, comme le personnage de Françoise à la page 234 ?

– Pardon ?

– Votre personnage, … à la page 234 …Françoise se fait violer. Est-ce inspiré de votre vécu ?

– J’avais bien compris. Je voulais dire, pardon ?… C’est bien ça votre deuxième question ??? J’écris un roman de plus de 300 pages sur la dimension socio-économique de la paysannerie aujourd’hui et vous me questionnez sur mon orthographe et sur un paragraphe page 234 en me demandant si j’ai vécu la même chose ! Vous me demandez si
je me suis fait violer ?

– Hum … Vous devez bien comprendre que les lecteurs se posent ce genre de questions. Comme vous le dîtes si bien, le livre parle des conditions réelles des paysans ; nous sommes en droit de demander où est la limite entre la fiction et la réalité ? Les lecteurs
ont le droit de savoir !

– Madame, vous êtes-vous fait violer ?

– Mais comment ? Vous n’êtes pas en droit de me poser ce genre de question ?

– Ah ! Parce que vous avez le droit de me poser tout et n’importe quoi comme question mais vous, on ne peut rien vous demander ?

– Mais, enfin ! Moi, je n’ai pas publié un livre réaliste!

– Ah ! Donc, sous prétexte que j’ai publié un livre réaliste sur la vie paysanne, je n’ai plus droit à une vie intime ! Qu’en pensez-vous, ça s’est passé ou pas ?

– Mais enfin, ce n’est pas à moi à répondre à vos questions.

– J’ai autant le droit que vous de poser des questions. Vous avez lu le livre et vous êtes journaliste ; le travail de réception et d’interprétation est de votre côté. De plus, vu que vous êtes journaliste et que vous prétendez mieux connaître le français que moi…

– Oh non, je n’oserais pas…

– Pourtant vous l’avez bien sous-entendu il n’y a pas si longtemps que ça. Que signifie pour vous le mot « interview » ?

– Disons que c’est un jeu de questions/réponses à sens unique entre deux personnes, l’«intervieweur» qui pose les questions afin d’obtenir des informations de la part de l’«interviewé» qui répond. Il s’agit le plus souvent d’un entretien entre un journaliste et une personne en vue d’une diffusion publique.

– Je vous rappelle que le mot « interview » signifie littéralement « s’entrevoir » en français. Il a une étymologie très simple. « Inter » et « View » ce qui signifie se voir l’un l’autre brièvement. Il y a donc bien une réciprocité. Je suis tout à fait en droit de vous questionner. Et de plus, c’est censé être bref. Alors, disons que je vais vous poser la question de la fin.

– Très bien, je vous écoute.

– Quand est-ce que vous en aurez quelque chose à cirer des paysans ? »

Sur ce, Colette se réveilla en sueur. Oh !Ce n’était qu’un rêve. « Je ne sais pas si je vais l’écrire finalement ce roman, pensa-t-elle. Les journalistes me font trop peur. De la pression de la presse».

Aurianne Or

Bon Noël et bonne année 2017

 Merci d’avoir regardé cette carte de voeux plus des 10 secondes habituelles consacrées aux cartes de voeux; étant donné le nombre de cartes que l’on reçoit. En fait, j’ai été inspirée par Wikipédia et la signification du sapin de Noël; ce qui m’a amené à l’arbre de vie qui relie les racines et les astres (c’est là que j’ai croisé le télescope du fils), ce qui m’a amenée à Gustave Klimt, aux boules de Noël rouges qui représentent des pommes, je me suis perdue chez Apple, là j’ai croisé Andy Warhol et j’ai fini par croiser la couronne de Noël, fabriquée par la fille et qui, par sa forme circulaire représente une forme infinie, et pour finir retour au sapin avec sa la forme triangulaire qui représente la Trinité.

Un beau petit voyage au pays des symboles!

Je voulais montrer que beaucoup de gens jouent avec les symboles Chrétiens à Noël (les femmes en tenues sexy de Père Noël avec des boules de Noël ne doivent pas beaucoup plaire au clergé) et que cela ne pose aucun problème parce qu’il n’y a pas de menace fanatique.

J’ai été très choquée par le massacre de Charlie Hebdo et aussi par les gens qui disaient qu’ils n’avaient pas fait assez attention en n’écoutant pas les fanatiques qui cherchaient à restreindre leurs libertés. Il y en a même qui disaient qu’ils avaient mérités leur sort. Que faisaient-ils sinon écrire et dessiner? Qui sont ces fanatiques qui cherchent à brider notre créativité (même si personnellement je n’aime pas le style de Charlie Hebdo)?

Tous les enfants passent leur temps à dessiner. Les gens dessinent dans toutes les cultures. L’art est tellement essentiel aux êtres humains qu’il est bien dommage que tant de gens l’oublient. Qui sont ces fanatiques pour nous dire ce qui est bien de dessiner et ce qui ne l’est pas? Ils peuvent dire qu’ils désapprouvent ou qu’ils ne les aiment pas mais pas menacer des gens et encore pire les tuer…

Des générations de dessinateurs satiriques ont fini par faire plier les fanatiques chrétiens, je les salue et les encourage à continuer de moquer les fanatiques de tous bords. 

C’est  aussi combattre l’obscurantisme que d’en savoir plus sur ces symboles que nous utilisons chaque année dans nos cartes de Noël sans vraiment savoir ce qu’ils signifient. Pouvez-vous tous les retrouver?

Thank you for viewing this greeting card more than the usual 10 seconds people spend on seasons cards, given the number of cards we receive. In fact, I have been inspired by Wikipedia and the meaning of the Christmas tree, which brought me to the Tree of life that connects the roots and the stars (this is where I met the son of the Or family’s telescope), which led me to Gustav Klimt, to the red Christmas’ balls which represent apples, so I lost myself at Apple’s. There I met Andy Warhol and I ended up crossing the crown of Christmas made by the daughter of the Or family, and which, by its circular form represents an infinite form. To finish with, the triangular shape of the pine tree represents Trinity.

A nice little trip in symbol land!

I wanted to show that many people play with the Christian symbols at Christmas (women in Santa’s sexy outfits with Christmas balls may not please the clergy) and that this is no problem because there are no fanatic threat.

I have been very shocked by the massacre of Charlie Hebdo massacre and also by the people who said they had not paid enough attention by not listening to the fanatics trying to restrict their freedoms. Some even said they deserved their fate. What were they doing if not writing and drawing? Who are these fanatics who seek to curb our creativity (even if I personally do not like the style of Charlie Hebdo)?

All children spend their time drawing. People draw in all cultures. Art is so essential to human beings that it is a pity that so many people forget it.  Who are these fanatics to tell us what is good to draw and what is not? They can say they disapprove or they do not like them but not threaten people and even worse kill them.

Generations of satirical cartoonists have finally bent Christian fanatics; I salute them and encourage them to continue to mock the fanatics of all sides. 

It is also fighting obscurantism to learn more about these symbols we use every year in our Christmas cards without really knowing what they mean.

Can you find all the symbols on this picture?