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La mode


En moyenne, il faut 10000 litres d’eau pour produire 1 kilo de coton, soit 2500 à 3000 litres pour un t-shirt classique (250 à 300 grammes de coton). Une grande consommation d’eau pour un petit bout de tissus ! 4 % de l’eau potable disponible dans le monde est utilisée pour produire nos vêtements. L’eau utilisée pour la préparation du coton est insalubre et est rejetée dans la nature ce qui pollue les cours d’eau et l’air.

“Comme le rapporte le 3e Bilan mondial de l’action climat par secteur (Climate Chance, 2020), la production et l’utilisation des vêtements émettent environ 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Boum ! Cette déclaration fait mal. « Cela s’explique avant tout par l’intensité carbone des fibres synthétiques (environ 60 % des fibres produites – en grande majorité du polyester) qui est bien plus élevée que celle du coton : 11,9 contre 4,7 kgCO2e/kg (Ellen MacArthur Foundation, 2017). En effet, leur production repose sur la transformation de 48 millions de tonnes de pétrole par an et représente ainsi près de la moitié des émissions calculées par le rapport de la Ellen MacArthur Foundation (530 MtCO2e en 2015, soit 44 % des émissions) ». Les nombreuses autres étapes de fabrication (production de la matière première, transformation des fibres en fil, confection), la distribution ainsi que notre manière de consommer la mode (rythme d’achat, utilisation/entretien des vêtements, fin de vie) sont autant d’autres postes émetteurs de gaz à effet de serre.” (https://www.fairact.org/informer/empreinte-environnementale/)

Il faudrait favoriser la confection de vêtements en chanvre, matériaux très résistant, en bambou, en laine ou en lin qui sont des éléments nécessitant beaucoup moins d’eau et produisent moins de carbone. Les matériaux issus du pétrole sont également à éviter. Mieux vaut se tourner vers la deuxième main.

Les pouvoirs du chanvre | ARTE Regards: https://youtu.be/iwQLL45aKok

Fast fashion | Les dessous de la mode à bas prix | ARTE: https://youtu.be/ZaOY7REnwPo

De plus, le retour gratuit pollue énormément. En dix ans, les retours ont triplé. En effet les gens achètent trois fois trop, il n’y a plus de conséquences à polluer et gaspiller. Les retours sont détruits pour ne pas faire de compétition au neuf. Les marques peuvent se le permettre car elles margent à 90%. En moyenne, sur 1OO euros, cela coûte 8 euros et 2 euros à détruire. Ils les jettent dans la mer et dans le désert. Aucun commerce ne peut rivaliser avec le retour gratuit.

La huella kilométrica de la ropa usada: de España a Togo en un pantalón geolocalizado – El País: https://elpais.com/planeta-futuro/2023-11-23/la-huella-kilometrica-de-la-ropa-usada-de-madrid-a-togo-en-una-camiseta-geolocalizada.html

“Piensa primero, compra después”: Vestiaire Collective prohíbe vender Zara por considerarla moda rápida – El País: https://elpais.com/smoda/2023-11-21/piensa-primero-compra-despues-vestiaire-collective-prohibe-vender-zara-por-considerarla-moda-rapida.html

Les conditions de production des vêtements polluent. Ce qui n’est pas acceptable en Europe, n’est pas acceptable ailleurs. En délocalisant à l’étranger, les producteurs n’ont pas à s’inquiéter des critères sociaux et environnementaux. Ils ne traitent pas les eaux usées, utilisent des pesticides, traitent les employés comme des quasi-esclaves et font travailler les enfants.

SayNoToFastFashion: Starting this Black Friday, we are banning fast fashion brands: https://youtu.be/DMqjSL93M1g?si=gT4b9NzRxISXbMQk

Le commerce mondial aide à la paix mondiale. Mais il faut arrêter de polluer et de maltraiter des humains. Il faut mettre des conditions à l’importation.

Il faut s’opposer aux systèmes d’abonnement qui permettent de consommer et de gaspiller à volonté.

Les enseignes de distribution misent sur l’abonnement pour se refaire une santé – Le Monde: https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/12/30/les-enseignes-de-distribution-misent-sur-l-abonnement-pour-se-refaire-une-sante_6208398_3234.html

Les influenceurs sont payés pour promouvoir les produits de la mode. Shein est le leader de la fast fashion et il n’investit que dans des influenceurs. Exploitation, dangers et salaires de misère sont l’habitude. Gagner la confiance des gens sans préciser qu’ils sont payés pour aller dans un sens ou dans l’autre est malhonnête.

Il existe désormais des désinfluenceurs qui critiquent les produits et la consommation de masse. Du coup, ils sont accusés par les influenceurs et les “experts” de conspirer, d’être financés par les concurrents. Bref les marques ont
peur alors qu’elles ont payé 30 milliards en 2023 pour que les influenceurs
sur les réseaux sociaux vantent leurs produits.


Forget the influencers. Here come the ‘deinfluencers’ – CNN: https://edition.cnn.com/2023/06/11/us/deinfluencing-tiktok-trend-explained-cec/index.html
Deinfluencers Are Sharing The Things That People Should Stop Buying, And I’m Absolutely Loving It – Buzzfeed: https://www.buzzfeed.com/karaperez/deinfluencing-tiktok-trend-2023

Aurianne Or by Aurianne Or is licensed under CC BY-NC 4.0